1 Introduction
La présente publication « Rapports et comptes » inclut le rapport de situation économique de la Banque Alternative Suisse SA (BAS) et ses comptes annuels détaillés. Elle comprend en outre le rapport de l'organe statutaire de révision, une vue d’ensemble des membres des différents organes ainsi que le rapport du contrôle d’éthique. Ce compte rendu doit permettre à toutes les parties prenantes de se faire, dans une seule publication, une image globale de la marche des affaires, de la situation économique et de l’évaluation des risques de la BAS.
La BAS a été fondée en 1990 afin de promouvoir des alternatives économiques, sociopolitiques, écologiques et culturelles par l’intermédiation et la gestion de fonds et de capitaux. En tant que société anonyme, la banque est régie par le Code des obligations suisse (CO) et par ses statuts. L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) a délivré à la BAS une licence bancaire et de maison de titres. De taille modeste, avec davantage de liquidités que la moyenne et bien capitalisée, la BAS participe au régime des petites banques. Elle bénéficie ainsi d’exigences simplifiées pour le calcul et la publication de ses fonds propres et liquidités nécessaires, ainsi que d’allègements qualitatifs dans le cadre des circulaires de la FINMA.
2 Conditions-cadres
Évolution de l’économie mondiale : l’incertitude règne
La direction prise par le président étasunien Donald Trump a fortement pesé sur l’économie mondiale en 2025. Peu après son entrée en fonction le 20 janvier, la volatilité du marché boursier des États-Unis s’est accrue pour cause d’incertitudes liées à l’annonce d’une politique commerciale agressive, avec des droits de douane élevés sur les importations. Les marchés se sont toutefois rétablis en milieu d’année, grâce entre autres aux bons résultats des entreprises et à l’espoir que ces nouveaux droits de douane n’allaient avoir qu’un impact économique limité. Différents troubles géopolitiques ont influé sur la situation économique mondiale en 2025, tout comme l’année précédente. Il s’agit notamment de la guerre qui s’est poursuivie en Ukraine, du conflit violent au Proche-Orient et de la rivalité commerciale entre les États-Unis, la Chine et l’UE. Dans l’ensemble, la conjoncture s’est légèrement affaiblie au cours de l’exercice sous revue. La croissance du PIB en 2025 est estimée à 2,0 pour cent pour les États-Unis, 4,9 pour cent pour la Chine et 1,6 pour cent pour l’UE. En ce qui concerne la Suisse, le Groupe d’experts de la Confédération pour les prévisions conjoncturelles s’attend à une croissance de 1,1 pour cent, soit un pour cent de moins qu’en 2024.
Bien que l’inflation ait quelque peu dépassé l’objectif de 2 pour cent fixé par la Réserve fédérale étasunienne (Fed), elle a cessé sa progression aux États-Unis, contrairement aux prévisions et malgré les restrictions à l’importation. La Fed a donc pu abaisser ses taux d’intérêt à trois reprises en 2025, ce qui a bénéficié à l’économie et au marché du travail. Alors que l’inflation dans la zone euro se situe encore légèrement au-dessus de la limite supérieure de la fourchette cible de 2 pour cent, la Suisse a connu une évolution déflationniste. L’inflation est même passée temporairement en dessous de 0 pour cent.
Évolution du marché : les opérations d’intérêts sous pression
La baisse du taux directeur de la BNS à 0 pour cent a mis sous pression les opérations d’intérêts de nombreuses banques suisses, en particulier les établissements régionaux et cantonaux. Les perspectives de bénéfices dans le secteur bancaire ont dès lors été revues à la baisse. Une enquête réalisée par le cabinet d’audit EY a montré que près de la moitié des banques interrogées s’attendaient, pour 2025, à un résultat opérationnel inférieur à celui des exercices précédents.
La plupart des banques ont vu augmenter leurs coûts d’exploitation, ne serait-ce qu’en raison d’investissements dans le développement et l’exploitation de systèmes informatiques, mais aussi pour renforcer les mesures de cybersécurité et de protection des données. Le respect d’exigences réglementaires toujours plus nombreuses a également coûté cher à beaucoup d’entre elles.
Financements : hausse des taux hypothécaires, stabilité de la demande pour les crédits immobiliers et aux entreprises
Les taux hypothécaires ont légèrement grimpé au cours du second semestre de l’exercice sous revue. La demande de crédits immobiliers est restée forte. Des aspects liés à la durabilité sont devenus de plus en plus la norme dans ce domaine d’activité, l’efficacité énergétique des biens immobiliers constituant désormais un important critère d’évaluation.
La demande de crédits aux entreprises a également continué de progresser en 2025. Les banques ont toutefois pu se montrer un peu plus sélectives dans l’octroi de crédits, étant donné les nouvelles exigences réglementaires ainsi que l’accent mis par la FINMA sur la solidité financière et la gestion des risques. Les crédits durables aux entreprises sont restés une niche, même si l’offre a augmenté.
Placements : une bonne année pour les actions et les obligations
Malgré les remous provoqués par la politique douanière de l’administration Trump, l’année 2025 a été positive pour les actions et les obligations. De nombreux indices ont poursuivi leur ascension pendant l’exercice sous revue. Le MSCI All Country World (indice boursier mondial incluant les pays émergents) a grimpé de 20,6 pour cent, contre 14,4 pour le Swiss Market Index (SMI). Une évolution due, entre autres, à une inflation demeurée faible, à la robustesse des bénéfices des entreprises et à la baisse partielle des taux d’intérêt obligataires.
Environnement réglementaire : contrôle périodique de la relation d'affaires, loi sur la transparence, circulaire de la FINMA sur les risques financiers liés à la nature, rachats ultérieurs dans le pilier 3a
Le contrôle périodique de la relation d'affaires (données KYC) constitue une obligation légale depuis le 1er janvier 2023 afin de lutter contre le blanchiment d’argent. Les banques vérifient l’identité de leur clientèle, les ayants droit économiques et la résidence fiscale en fonction des risques. Cela implique de prendre contact progressivement avec toutes les clientes et tous les clients en vue de vérifier leurs données. Une nouvelle identification peut s’avérer nécessaire selon les cas. Pour les personnes morales, ces informations doivent en outre être justifiées au moyen du registre des actionnaires, d’un extrait du registre du commerce ou d’un document similaire.
En outre, une loi fédérale sur la transparence des personnes morales et l'identification des ayants droit économiques devrait entrer en vigueur au cours du second semestre 2026. Celle-ci prévoit notamment que toutes les sociétés anonymes non cotées en bourse, les sociétés à responsabilité limitée et les coopératives doivent déclarer leurs ayants droit économiques à un registre de transparence. Ce registre n'est pas accessible au public et sert à lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
Le 12 décembre 2024, la FINMA a publié une nouvelle circulaire intitulée « Risques financiers liés à la nature ». Elle précise les attentes vis-à-vis des banques et des assurances en matière de gestion des risques financiers liés au climat et autres facteurs naturels. La circulaire entre progressivement en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Les banques bénéficient d’une période transitoire jusqu’au 1er janvier 2028 pour l’appliquer dans son intégralité. Dans la mesure où la BAS relève du régime des petites banques, elle tiendra compte de la circulaire en conséquence. Elle a établi, à cet effet, un plan de mise en œuvre progressif jusqu’à fin 2027.
Le 6 novembre 2024, le Conseil fédéral a modifié l’ordonnance sur les déductions fiscales admises pour les cotisations versées à des formes reconnues de prévoyance (OPP 3). Ce changement permet d’effectuer désormais des rachats ultérieurs dans la prévoyance individuelle liée (pilier 3a). Les lacunes de cotisation pour l’année 2025 pourront être comblées rétroactivement pour la première fois à partir de l’année fiscale 2026, à condition d’avoir obtenu un revenu soumis à l’AVS au cours de l’année en question et de remplir les conditions légales. Au cours de l’exercice sous revue, la BAS a assuré la gestion des données à cet fin. Elle a préparé ses systèmes en vue de l’introduction du rachat dès 2026.
3 Priorités stratégiques et mesures importantes
Satisfaction élevée de la clientèle
Fin 2024, la BAS a mandaté l’institut zurichois gfs pour effectuer un sondage représentatif auprès de sa clientèle. Les résultats analysés en 2025 montrent un niveau de satisfaction très élevé des clientes et clients de la BAS vis-à-vis de cette dernière. Elle propose des prestations en adéquation avec les besoins et avec la qualité attendue. Le contact avec la clientèle a également reçu une très bonne note. La plupart des clientes et clients ont rejoint la BAS sur recommandation et l’ont choisie parce qu’elle défend des valeurs chères à leur cœur.
Cyberassurance pour toutes et tous les titulaires d’une carte de débit BAS
Depuis juin 2025, la BAS propose une cyberassurance à toutes ses clientes et tous ses clients titulaires d’une carte de débit BAS. Elle met à l’abri des dommages financiers consécutifs à une utilisation frauduleuse de la carte ou lors d’achats en ligne. La somme assurée va jusqu’à 3'000 francs pour deux sinistres par an au maximum. L’assurance est automatiquement incluse avec les cartes de débit, sans surcoût pour la clientèle.
Campagne d’acquisition de nouveaux fonds afin de renforcer l’activité de crédit
La BAS a enregistré une hausse exceptionnelle de ses crédits en 2024, car la demande pour des crédits a commencé à croître plus fortement que les avoirs de la clientèle. Afin que ces derniers garantissent en tout temps la solidité du refinancement de ses crédits, la banque n’a accordé de nouveaux financements qu’avec retenue au début de l’année 2025. Elle a adopté en parallèle des mesures ciblées en vue d’augmenter les avoirs de la clientèle. Elle a ainsi lancé, au mois d’avril, une obligation de caisse Nouveaux fonds à taux d’intérêt préférentiels. Cette offre a contribué à renforcer le refinancement des crédits au moyen des avoirs de la clientèle et des fonds propres. C’est aussi le cas de la promotion du pilier 3a, du compte d’épargne et de l’action BAS auprès des clientes et clients de la banque ainsi que dans les magazines d’organisations partenaires (par ex. Casanostra de Casafair et Bioterra). Par la suite, la BAS a pu réassouplir sa politique d’octroi de crédits.
Assemblée générale anniversaire : rétrospective sur les 35 ans de la BAS
La BAS a fêté son 35e anniversaire dans le cadre de son assemblée générale, le 23 mai 2025. Elle avait dû annuler la célébration prévue en 2020 pour ses 30 ans, à cause de la pandémie de coronavirus. Après la partie officielle, deux tables rondes et une exposition proposaient au public de redécouvrir l’histoire de la banque. Un marché avec des stands tenus par des client-e-s de crédit, un World Café et un atelier consacré à l’avenir ont constitué autant de sources d’inspiration et de discussions passionnantes sur les prochains chapitres de la BAS. Environ 600 personnes – actionnaires et partenaires de longue date – se sont retrouvées à la Volkshaus de Zurich.
Hôtesse de la conférence annuelle de la FEBEA
La BAS a organisé à Thoune, du 30 septembre au 3 octobre 2025, la conférence annuelle de la FEBEA - EuropeanFederation of Ethical and Alternative Banks and Financiers. Outre l’assemblée générale de la fédération et différents ateliers, le programme proposait aussi une conférence publique sur le thème « The Next Chapter of Ethical Finance ». Les participant-e-s à l’événement étaient invité-e-s à réfléchir à l’avenir des différentes institutions financières éthiques. Sur quels défis sociaux doivent-elles se concentrer ? Avec quels outils ? Après les exposés de Roger Spindler (du groupe de réflexion Zukunftsinstitut) et de Marek Hudon (de Finance Watch) ainsi qu’une table ronde, un World Café a permis d’élaborer des réponses concrètes à ces questions. L’une des conclusions principales a porté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les membres de la FEBEA.
Développement de la gestion des risques, changements organisationnels et personnels
Le développement de la gestion des risques ainsi que celui des structures et compétences de l’organisation en général se sont poursuivis en 2025. L’essor de la BAS ces dernières années et l’accroissement des exigences réglementaires ont rendu nécessaire ce processus, amorcé en 2024 déjà. L’année passée a vu le renforcement des fonctions de contrôle indépendantes et du système de contrôle interne (SCI). En outre, la banque a procédé à des investissements dans des processus et outils permettant de maîtriser les risques en tout temps, y compris avec des volumes plus importants. Ces adaptations se reflètent dans certains changements structurels apportés à l’organigramme de la BAS (voir Rapport de situation > 6 Collaboratrices et collaborateurs).
La direction générale a connu plusieurs changements ces derniers mois. Julia Trzicky, avocate et experte bancaire expérimentée, a été engagée pour succéder à Etienne Bonvin à la tête du secteur « Juridique, risques et finances ». Daniel Hofer, qui dispose d’une longue expérience dans le domaine des services centraux, a pour sa part repris la direction du secteur « Services ». Du côté de la clientèle, le secteur « Placements » est de nouveau organisé de manière indépendante au niveau de la direction avec Michaela Suter. Elle apporte sa vaste expertise et sa grande expérience de la gestion d’actifs. Après le départ de Tanja Reuter début 2026, Bertrand Donninger, son ancien remplaçant, a repris le secteur « Financements ». Ce spécialiste reconnu en financement travaille à la BAS depuis plus de huit ans. Nicole Bardet a quitté son rôle à la direction générale au début de cette année ; elle y était responsable des secteurs BAS+ et BAS 3.0.
Nouveau modèle de rémunération
À la fin de l’exercice sous revue, la BAS a introduit un nouveau modèle de rémunération, applicable rétroactivement au 1er janvier 2025. Le modèle a été conçu par un groupe de travail composé de collaboratrices et collaborateurs issus des principaux secteurs et des deux régions linguistiques, en collaboration avec l’Institut pour la recherche de méthodes de travail et de conseil en organisation (iafob), la direction générale et le conseil d’administration.
Le nouveau modèle repose sur un calcul simplifié et davantage transparent des salaires et offre désormais aux collaboratrices et collaborateurs une procédure réglementée leur permettant de faire vérifier leur salaire. Il renforce en outre l’attractivité de la BAS sur le marché du travail : afin de pouvoir attirer et retenir à tout moment les spécialistes nécessaires, doté-e-s des qualifications et des compétences requises, le niveau général des salaires a été relevé et aligné sur les salaires du marché. Le principe selon lequel la BAS verse à travail égal, un salaire n'a pas changé. De même, le versement de primes reste exclu et l'écart salarial maximal de 1:5 inchangé – en 2025, il s'élevait à 1:3,4 (contre 1:3,65 l'année précédente).
Autorisation pour un deuxième fonds maison de la BAS
Fin juin 2025, la BAS a lancé son deuxième fonds maison, le ABS Living Values II – Pioneer Fund. Il s'agit du premier fonds de droit suisse à proposer aux investisseuses et investisseurs privé-e-s des fonds de placement du marché privé. Il applique la politique de durabilité de la BAS et investit en priorité dans des fonds de placement durables. Le fonds est cours de préparation en vue de sa commercialisation active.
Première année du projet « Nouveau départ » avec Caritas Suisse
Dix prêts sans intérêt entre 4'500 et 30'000 francs ont été accordés, en 2025, à des personnes ou familles surendettées dans le cadre du projet « Nouveau départ » que la BAS a lancé fin 2024 en collaboration avec Caritas Suisse. Il permet à des personnes surendettées d’accéder à des prêts sans intérêt, ce qui les aide à défendre leurs droits vis-à-vis de leurs créancières et créanciers. « Nouveau départ » doit contribuer à faire sortir ces personnes de la spirale de l’endettement. Pour l'octroi des prêts, la BAS a créé, en collaboration avec Caritas, une société simple. Celle-ci accepte exclusivement les demandes émanant de professionnels des centres de conseil en matière d'endettement.
Nouvelle stratégie pour le Fonds d’innovation
La BAS a créé en 1996 le Fonds d’innovation en tant qu’association indépendante destinée à soutenir de jeunes entreprises durables. La banque met à disposition de l’association les ressources et l’infrastructure nécessaires ; elle lui verse également chaque année une part substantielle de son bénéfice sous forme de don. Le Fonds d’innovation a fait l’objet d’une réorientation stratégique au cours de l’exercice écoulé. Il octroie, depuis lors, de nouveaux prêts et des fonds propres avant tout à de jeunes entreprises innovantes engagées dans une démarche entrepreneuriale responsable. L’accent est mis sur des projets conformes au modèle novateur de la propriété responsable. Dans le cadre de cette réorientation, le conseil d’administration a confié la responsabilité de la conduite de l’association à une équipe opérationnelle de la BAS. En outre, l’assainissement du portefeuille entamé en 2024 s’est poursuivi.
4 Marche des affaires en 2025
Commentaire sur les comptes annuels
Le bilan de la BAS totalisait 2,855 milliards de francs fin 2025, soit le niveau le plus élevé depuis la création de la banque. Il s’est accru de 9,3 pour cent pendant l’exercice sous revue, révélant une hausse plus marquée qu’en 2024.
Augmentation des avoirs de la clientèle et des actifs sous gestion
Les avoirs de la clientèle atteignaient 2,287 milliards de francs fin 2024 et 2,535 milliards au 31 décembre 2025. Cela correspond à une augmentation de 10,9 pour cent pendant l’exercice sous revue. Les avoirs de la clientèle ont ainsi progressé bien plus fortement que l’année précédente (+5,7 pour cent en 2024). La banque a enregistré en 2025 un afflux net de nouveaux capitaux de 228,4 millions de francs (134,2 millions en 2024). Les actifs sous gestion se sont accrus de 247 millions de francs pour s’établir à 3,350 milliards, soit une augmentation de 8,0 pour cent (+11,4 pour cent en 2024).
Croissance des prêts à la clientèle
Les prêts à la clientèle sont passés de 2,069 à 2,151 milliards de francs au cours de l’exercice sous revue, en hausse de 82,7 millions ou 4,0 pour cent par rapport à 2024. Les limites de crédit octroyées ont augmenté de 6,7 pour cent, soit 158,6 millions de francs, pour atteindre 2,4 milliards en 2025. Malgré une demande de crédits toujours forte, la progression des prêts à la clientèle a nettement faibli en comparaison avec 2024, où elle totalisait 242,1 millions de francs. Cela s’explique par le fait que la BAS a choisi de ralentir l’octroi de nouveaux crédits au début de 2025, afin de garantir en tout temps un refinancement solide au moyen des avoirs de la clientèle. La demande de crédits est toutefois restée élevée et il a été possible de la satisfaire après le succès d’une campagne destinée à accroître les avoirs de la clientèle.
Les opérations d’intérêts restent la principale source de revenus
Les opérations d’intérêts ont représenté 65,2 pour cent du total des revenus de la BAS au 31 décembre 2025, ce qui en a fait le pilier central de ses recettes. Le produit brut des intérêts s’est élevé à 28,6 millions de francs en 2025, significativement en baisse de 1,9 million. Les produits des intérêts et des escomptes ont diminué de 2,5 millions de francs, pour s’établir à 32,6 millions. Le produit des intérêts et des dividendes des immobilisations financières a également diminué en 2025, totalisant 1,2 million de francs à la fin de l’exercice, soit 1,6 million de moins qu’en 2024. La charge d’intérêts a atteint 5,2 millions de francs, en reflux de 2,2 millions. Au total, les opérations sur différences d’intérêts (actif et passif) ont généré un résultat net des opérations d’intérêts de 24,0 millions de francs, en baisse de 2,2 pour cent par rapport à 2024. La variation des corrections de valeur pour risque de défaillance ainsi que des pertes sur les opérations d'intérêts s'est élevée à 4,6 millions de francs.
Baisse des revenus issus des liquidités
Fin 2025, la BAS détenait 487,0 millions de francs sur son compte de virement auprès de la BNS (157,5 millions de plus qu’en 2024). La banque a déposé en outre 34,2 millions de francs sur des comptes auprès d’autres banques. Ces dernières et la BNS ont versé à la BAS des intérêts créditeurs pour 782'718 francs, très en-deçà du montant perçu en 2024 (4,3 millions).
Augmentation des revenus des opérations de commissions, des prestations de services et des opérations de négoce
Les opérations de commissions et des prestations de services ont rapporté 11,6 millions de francs à la BAS en 2025 (+5,2 pour cent par rapport à 2024). Le produit des commissions sur les opérations de négoce de titres et les placements a augmenté de 352'519 francs pour s’établir à 7,5 millions. La BAS a réalisé un bénéfice de 1,0 million de francs avec les opérations de négoce, en baisse de 750'276 francs comparé à 2024.
Progression continue des charges d’exploitation
Les charges d’exploitation sont passées de 29,4 millions de francs en 2024 à 36,0 millions en 2025. Cette hausse de 22,4 pour cent a de nouveau dépassé celle de l’exercice précédent (+12,5 pour cent par rapport à 2024). Cela s'explique une nouvelle fois principalement par l’augmentation des charges de personnel (+3,7 millions de francs) et des autres charges d’exploitation (+2,9 millions).
Les charges de personnel ont gonflé en raison de la mise en place du nouveau modèle de rémunération (voir Rapport de situation > 3 Priorités stratégiques et mesures importantes > Nouveau modèle de rémunération), lequel a entraîné une hausse de la masse salariale et des cotisations sociales. D’autre part, l’équipe BAS a continué de s’agrandir pendant l’exercice sous revue. Enfin, l’augmentation des provisions pour les vacances et la rémunération des heures supplémentaires a aussi contribué à la progression des charges. Les coûts liés à l’informatique expliquent en grande partie la hausse des charges matérielles : l’exploitation informatique a renchéri pour cause d’augmentation des effectifs et la BAS a beaucoup investi dans son infrastructure numérique, notamment dans le domaine de la cybersécurité. La croissance régulière des frais de conseil a également concouru à alourdir les charges matérielles, par exemple du fait des absences et des remplacements temporaires qu’elles ont nécessités, sans oublier les projets réglementaires. Comme la BAS a célébré son 35e anniversaire au cours de l’exercice sous revue avec une grande fête et qu’elle a organisé la conférence annuelle de la FEBEA (voir Rapport de situation > 3 Priorités stratégiques et mesures importantes > Hôtesse de la conférence annuelle de la FEBEA), il en a résulté des dépenses pour événements supérieures aux années normales.
La comparaison des charges et des produits montre une nette détérioration du rapport coûts/revenus (cost-income ratio) par rapport à l’exercice précédent, qui s'établit à 87 pour cent (68 pour cent en 2024).
Diminution du bénéfice, dissolution d’autres provisions
Les corrections de valeur sur les participations ainsi que les amortissements sur immobilisations corporelles et valeurs incorporelles ont atteint 4,1 millions de francs en 2025, soit une hausse de 1,32 million (2,7 millions en 2024). La correction de valeur de la participation dans Triodos Bank N.V. à hauteur de 1,4 million de francs a pesé dans la balance. La variation des provisions et autres corrections de valeur ainsi que les pertes se sont élevées à 3,4 millions de francs pour l’exercice sous revue (2,4 millions en 2024).
La BAS a enregistré un résultat d’exploitation négatif de 6,7 millions de francs fin 2025 en raison de l’envol des charges d’exploitation ainsi que des corrections de valeur et amortissements nécessaires. L’année 2024 s'était clôturée sur un résultat positif de 2,5 millions de francs. Afin de stabiliser le résultat annuel et de renforcer de manière ciblée les fonds propres de base durs (Tier 1), la banque a dissous d’autres provisions à hauteur de 12,2 millions de francs en 2025, dont 3,5 millions ont été affectés aux réserves pour risques bancaires généraux. Cette dissolution d’autres provisions à hauteur de 12,2 millions de francs apparaît comme résultat extraordinaire dans les comptes annuels (voir Comptes annuels > II Compte de résultat). Après déduction des impôts à hauteur de 935'513 francs, le résultat annuel s’établit à 1,0 million de francs (1,7 million en 2024), en baisse de 39,6 pour cent par rapport à l’exercice précédent.
Proposition d’affectation du bénéfice et de versement d’un dividende
Le conseil d’administration propose à l’assemblée générale (AG) du 30 mai 2026 d’affecter 100'000 francs du bénéfice au bilan à la réserve légale générale et d’octroyer 100'000 francs à l’association Fonds d’innovation. Le conseil d’administration soumet en outre à l’AG le versement d’un dividende de 0,5 pour cent de la valeur nominale par action, issu du bénéfice inscrit au bilan. Cela vise à récompenser l’engagement des actionnaires malgré un exercice exigeant d’un point de vue économique.
Révision résultant du code des obligations
Le conseil d’administration a approuvé les présents comptes annuels le 25 mars 2026. Le rapport de révision (voir Rapport de l'organe de révision) a été livré en texte normal.
Commentaire sur l’évolution de la clientèle
Au 31 décembre 2025, la BAS comptait 45'904 clientes et clients, en augmentation nette de 1'214 relations d’affaires. La courbe ascendante est ainsi plus marquée. La banque avait enregistré 442 nouvelles relations d’affaires en 2024.
Les avoirs de la clientèle augmentent fortement
Les avoirs de la clientèle ont continué d’augmenter en 2025 et cette évolution s’est répercutée sur de nombreuses offres de la BAS. L’inventaire total des comptes 7sur7 se situe à 28,8 millions de francs ou 12,1 pour cent au-dessus du chiffre de 2024. Les avoirs sur les comptes 7sur7 Plus – réservés aux actionnaires détenant au moins dix actions de la BAS – se sont accrus de 12,4 pour cent pour atteindre 127,3 millions de francs (113,3 millions en 2024). Le volume des comptes d’épargne a augmenté de 67,6 millions de francs, soit 12,6 pour cent. Les obligations de caisse ont enregistré une hausse de 20,3 millions de francs. Le volume des comptes courants a progressé de 31,2 millions de francs, soit 14,9 pour cent, et celui des comptes de dépôt pour associations de 1,3 million de francs, ou 3,3 pour cent. Les avoirs sur les comptes de prévoyance BAS 2 et BAS 3 affichent une hausse de 19,3 millions de francs (+4,0 pour cent).
Croissance modérée des actifs dans les activités de placements
À la fin de l’exercice sous revue, l’équipe de conseil en placement administrait 3'399 personnes ou institutions (3'292 en 2024). La fortune totale (titres et liquidités) des mandats a atteint 1,424 milliard de francs (1,391 milliard en 2024), ce qui représente 32,2 millions de francs ou 2,3 pour cent de plus que l’année précédente. Un total de 919,3 millions de francs (actions BAS non comprises) était investi hors bilan fin 2025 (904,4 millions en 2024), en augmentation de 13,9 millions ou 1,5 pour cent par rapport à l’exercice précédent.
Demande stable pour les mandats de gestion de fortune
L’équipe de conseil en placement gérait 1'974 mandats de gestion de fortune fin 2025, soit 44 de plus qu’à fin 2024 (+1,5 pour cent). En tout, 63 pour cent de la clientèle ont choisi un mandat avec la stratégie « Select » (anciennement « Impact ») ou « Select Fonds » (auparavant « Impact Fonds »), focalisés sur des titres ou des fonds liés à l’économie réelle (60,1 pour cent en 2024).
Croissance modérée des activités de crédit
À la fin de l’année 2025, la croissance des crédits (utilisés, y compris les limites accordées) s’est établie à 129,5 millions de francs (314,9 millions en 2024). Ce chiffre n’inclut pas les crédits Covid d’un montant de 1,7 million de francs. L’augmentation enregistrée en 2025 tient avant tout à des opérations de financement plus importantes dans le secteur des coopératives d’habitation d’utilité publique. Pour ce qui est des crédits aux entreprises, la priorité a été accordée au financement de projets dans les domaines des énergies renouvelables (réseaux de chaleur à distance, photovoltaïque), de la santé et des soins, de l’agriculture durable et d’une mobilité respectueuse de l’environnement. La part des grands maîtres d’ouvrage pour des logements d’utilité publique a atteint 52,6 pour cent du portefeuille total de crédits — une proportion acceptable, compte tenu du niveau de risque restreint dans ce segment de clientèle. Le portefeuille de crédits de la BAS reste régionalement et intrinsèquement bien diversifié.
Légère augmentation de la part des crédits dans les secteurs d’encouragement
La BAS a défini neuf secteurs d’activité dont elle souhaite encourager le développement par le biais de ses activités commerciales. Ces secteurs incluent des entreprises et projets qui, du point de vue de la banque, favorisent la société, l’environnement et la qualité de vie durable des générations actuelles et futures. La banque aimerait qu’au moins 80 pour cent de ses crédits soient affectés à l’un de ces secteurs. Cette part s’élevait à 89,6 pour cent à la fin de l’exercice sous revue (88,5 pour cent en 2024). La BAS dépasse ainsi son objectif. Le volume des crédits à conditions d’encouragement a poursuivi son augmentation jusqu’à atteindre 74,9 millions de francs fin 2025 (+10,2 pour cent). Les taux des crédits d’encouragement sont variables et, par conséquent, dans le contexte actuel, supérieurs à ceux des crédits à taux fixe.
Fonds propres, actions BAS, liquidités et ratio de liquidité
Légère baisse de la base de fonds propres
Afin de stabiliser le résultat annuel tout en renforçant spécifiquement la structure de son capital, la BAS a dissous d’autres provisions à hauteur de 12,2 millions de francs au cours de l’exercice sous revue. La banque a délibérément reclassé une partie de ce montant après dissolution : 3,5 millions de francs sont allés aux réserves pour risques bancaires généraux, c’est-à-dire à la composante dure (capital Tier 1). Le capital-actions ainsi que les réserves légales issues du capital et du bénéfice ont été augmentés de 1,9 million de francs en tout.
Ces mesures ont abouti à une légère diminution des fonds propres pouvant être pris en compte, passés de 299,9 à 295 millions de francs. En revanche, elles ont renforcé de manière ciblée les fonds propres de base durs (Tier 1) de la BAS. Le ratio de levier a ainsi été amélioré durablement et la qualité des fonds propres renforcée, ce qui constitue un objectif réglementaire et stratégique majeur. Le ratio de levier simplifié (ratio de fonds propres non pondéré) de la BAS a atteint 8,77 pour cent fin 2025 (9,16 pour cent en 2024).
Pour les détails, se référer aux chiffres clés concernant les prescriptions en matière de fonds propres, sous Exigences de publication.
Large actionnariat
Le nombre d’actionnaires de la BAS est passé à 9'525 en 2025, soit 90 de plus qu’en 2024. Aucun-e actionnaire ne détient plus de trois pour cent des droits de vote. La composition détaillée de l’actionnariat se trouve sous Comptes annuels > VII Informations relatives au bilan > 7.11 Présentation du capital social.
Baisse des transactions sur les actions de la BAS
La BAS a transféré un peu moins d’actions à de nouvelles et nouveaux propriétaires en 2025 qu’en 2024. Le négoce d’actions a donc diminué de 4,7 millions de francs par rapport à 2024, pour s’établir à 8,4 millions.
Augmentation des liquidités
Fin 2025, les liquidités de la BAS s’élevaient à 487,3 millions de francs, 157,5 millions de plus qu’à fin 2024. Cette augmentation significative est due à la campagne de collecte de nouveaux fonds menée par la BAS afin de répondre à la demande croissante de crédits.
L’indicateur réglementaire, le ratio de couverture de liquidités (Liquidity Coverage Ratio, ou LCR), a été nettement dépassé durant l’exercice sous revue. Il atteignait 219,97 pour cent au 31 décembre 2025. Pour les détails, se référer aux chiffres clés relatifs au LCR sous Exigences de publication.
5 évaluation des Risques
La sécurité constitue le socle de la confiance de toutes les parties prenantes impliquées dans la BAS. Celle-ci veille donc à maintenir un équilibre entre risque et rendement, en gérant activement les risques. Le conseil d’administration procède, une fois par an au minimum, à l’évaluation des risques et vérifie l’adéquation des mesures prises. Différents règlements stipulent les exigences en matière d’identification, de limitation et de surveillance des risques en continu. Des rapports réguliers permettent au conseil d’administration de se faire une idée précise des risques encourus par la banque. Les explications sous Comptes annuels > V Explications concernant les activités de la Banque Alternative Suisse SA >5.2 Explications concernant la gestion des risques, notamment le traitement du risque de fluctuation de taux d’intérêt, d’autres risques de marché et des risques de crédit donnent davantage d’informations concernant la gestion des risques.
En 2025, les risques principaux pour la BAS résidaient surtout dans les domaines suivants :
Contexte et risques en matière de taux d’intérêt
La BNS a ajusté l’an dernier son taux directeur en deux étapes et l’a abaissé de 0,5 point de pourcentage au total, le ramenant à 0 pour cent. La BAS a réagi à cette évolution en diminuant les taux d’intérêt sur tous les comptes rémunérés. Elle a procédé à plusieurs baisses, d’une à trois selon le type de compte : trois sur le compte d’épargne et celui de placement, une sur les obligations de caisse.
Les risques en matière de taux d’intérêt ont légèrement faibli lors de l’exercice sous revue, en particulier grâce à l’augmentation des liquidités. Les risques ont été gérés de manière active, mais aucune opération supplémentaire de couverture des taux d’intérêt ne s’est avérée nécessaire.
Évolution des marchés des capitaux
Malgré les turbulences dues à la politique douanière de l’administration Trump et aux différents troubles géopolitiques, l’année 2025 s’est conclue positivement pour les actions et obligations. Un faible niveau d’inflation, les bénéfices solides des entreprises et la baisse partielle des taux d’intérêt des obligations ont, entre autres, contribué à cette évolution. Les placements durables sont restés un domaine en plein essor.
La politique économique des États-Unis continue d’influencer fortement la conjoncture mondiale. Pour l’année en cours, il convient donc de surveiller attentivement l’évolution de l’inflation, dans le contexte des ambitions protectionnistes du gouvernement étasunien. Le rythme des baisses de taux d’intérêt par la Réserve fédérale étasunienne dépendra de l’inflation et de l’évolution du marché du travail.
L’évolution des risques géopolitiques et les litiges commerciaux internationaux – comme le conflit latent entre les États-Unis et la Chine – pourraient nuire aux chaînes économiques mondiales et secouer les marchés boursiers. Les prévisions tablent sur une croissance économique constante pour les États-Unis et la Suisse, et sur un léger recul pour l’UE.
Marché immobilier
Avec ses financements, la BAS est fortement engagée sur le marché immobilier. Près de la moitié des crédits va à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique, 12,2 pour cent à la catégorie des immeubles de rendement et 17,4 pour cent à des particuliers pour leur propre logement. Le marché immobilier helvétique devrait demeurer en croissance stable à modérée en 2026, surtout dans les régions urbaines. Les taux d’intérêt bas et la pénurie de logements soutiennent les prix de l’immobilier.
Gestion des liquidités
Les liquidités ont considérablement augmenté en 2025 par rapport à 2024, grâce à l’accroissement des avoirs de la clientèle. Cela a été bénéfique pour la demande soutenue de crédits. Les produits d’intérêts des placements financiers ont fortement diminué, en raison de la baisse des taux sur le marché.
Situation des fonds propres
La situation en matière de fonds propres demeure solide. Le ratio de fonds propres non pondéré s’élevait à 8,77 pour cent fin 2025. Ce ratio a légèrement baissé (9,16 pour cent en 2024) parce que la croissance du capital n’a pas suivi celle du bilan. Il reste toutefois nettement supérieur aux 8 pour cent requis par le régime des petites banques. La banque souhaite continuer à augmenter son capital afin de permettre aux gens de participer au « mouvement BAS ».
Risques opérationnels
L’objectif de la gestion active des risques consiste à éviter les pertes opérationnelles. En 2025, la banque a donc continué à investir dans l’amélioration des processus ainsi que dans des ressources et instruments supplémentaires. Elle a notamment étendu ses capacités de contrôle des risques dans le cadre du nouveau secteur « Juridique, risques et finances ». Cela permet à la fois de renforcer spécifiquement le système de contrôle au sein de la BAS et de soutenir la gestion des risques de la banque dans tous les domaines.
Risques juridiques et de conformité
Les exigences réglementaires et les obligations de diligence sont essentielles. Les surveiller revêt une importance cruciale. Pour ce faire, la BAS édicte des directives et des règlements qui sont adaptés en fonction de l’évolution des exigences réglementaires et dont le respect est contrôlé. De nombreuses directives ont ainsi fait l'objet d'une révision en 2025 afin de tenir compte du durcissement de ces prescriptions. Un poste supplémentaire a vu le jour à cette fin dans le secteur Juridique et compliance.
6 Collaboratrices et Collaborateurs
Nombre de postes à plein temps
En 2025, 180,3 personnes en moyenne (personnes en formation comprises) travaillaient pour la BAS (168 en 2024), ce qui correspond à 150,4 équivalents plein temps (137,2 en 2024). La BAS employait 189 personnes (y compris les apprenti-e-s) au 31 décembre 2025, soit 158,4 équivalents plein temps. La proportion de collaboratrices et collaborateurs à temps partiel (sans les apprenti-e-s) s’élevait à 61 pour cent à la fin de l’exercice sous revue (63 pour cent en 2024). Au cours de l’année 2025, 19 personnes ont quitté la banque et 35 l’ont rejointe. Le taux de fluctuation était de 9,2 pour cent au 31 décembre 2025 (5,5 pour cent en 2024).
Changements personnels
Lors de l’assemblée générale du 23 mai 2025, trois changements ont eu lieu au sein du conseil d’administration de la BAS :
Après l’assemblée générale, le conseil d’administration s’est reconstitué ; il a élu Valérie Anouk Clapasson à sa présidence et Christoph Birkholz à sa vice-présidence. Les deux sont membres du conseil depuis 2020.
Les changements suivants ont eu lieu à la direction générale de la BAS au cours de l’exercice écoulé :
Les changements suivants ont eu lieu à la direction générale en février 2026 :
À la BAS, les coordinatrices et coordinateurs assument la responsabilité des résultats, la conduite du personnel et la stratégie de leur cercle (comparable à une unité organisationnelle ou une équipe). Des changements ont eu lieu l’an dernier aux postes de coordination suivants :
Les changements suivants ont eu lieu à l’échelon des responsables de segment, chargé-e-s de leur segment de clientèle sur le plan technique, mais sans responsabilité en matière de personnel :
Changements organisationnels
Le 18 décembre 2025, le conseil d’administration a décidé de scinder les secteurs Placements et Financements, afin d’en faire des secteurs principaux indépendants dans l’organigramme (voir Organigramme) : « Clientèle Financements » (Tanja Reuter), « Clientèle Épargne et placements » (Michaela Suter).
Au 1er juillet 2025, le cercle Contrôle des risques a été créé dans le secteur « Juridique, risques et finances ». Peu à peu mis sur pied, il est doté de 1,8 équivalent plein-temps depuis le 1er octobre 2025.
Le 13 octobre 2025, le cercle Trésorerie est passé du secteur « Services » au cercle Chiffres et reporting dans le secteur « Juridique, risques et finances ».
Le comité de contrôle a été renommé « Commission de contrôle et des risques » le 13 novembre 2025.
7 INNOVATION Et Projets
La BAS évalue et améliore constamment ses produits, prestations et processus. Au cours de l’exercice 2024, elle a notamment travaillé sur les innovations et projets suivants :
8 Événements exceptionnels
Aucun événement exceptionnel ne s'est produit entre la date de clôture du bilan et celle de la rédaction du présent rapport, le 25 mars 2026.
9 Perspectives
La BAS s’attend, pour l’exercice 2026, à un environnement économique encore difficile, mais globalement stable. Les prévisions conjoncturelles pour la Suisse tablent sur une croissance économique très modérée, avec une inflation toujours faible et des taux d’intérêt qui resteront bas. Les incertitudes internationales ainsi que les risques commerciaux et géopolitiques persistent. Ils continueront d’influer sur l’environnement économique.
Malgré cela, la BAS prévoit un nouvel accroissement des avoirs de la clientèle et des prêts à la clientèle en 2026. La demande de financement reste élevée, en particulier dans les domaines d’activité à vocation sociale et écologique. La banque compte donc sur une augmentation des revenus provenant des opérations d’intérêts, en dépit de la persistance de taux bas.
La satisfaction et l’implication du personnel représentent pour la BAS des conditions essentielles à son succès à long terme. Par conséquent, le développement de son modèle de gestion sociocratique de la collaboration se poursuivra en 2026. La banque investira en parallèle et de manière ciblée dans l’extension et la professionnalisation de son organisation et de ses processus, afin d’assurer sa stabilité à long terme. En ce qui concerne les relations avec la clientèle, la priorité ira aux améliorations organisationnelles et à l’amélioration des processus. L’objectif est de poursuivre le renforcement de la qualité et de la fiabilité des processus opérationnels ainsi que de l’orientation vers la clientèle. Dans le secteur des crédits, deux projets de développement sont prioritaires : ils visent à standardiser l’évaluation de la durabilité des demandes de crédit et à réduire davantage les émissions de CO₂ du portefeuille de crédits.
En matière de durabilité, des efforts intensifs seront consacrés à des méthodes d'évaluation de la durabilité des placements et des financements, à la mesure de l'impact et à l'amélioration du reporting sur l'impact des produits bancaires.
De nouvelles exigences réglementaires nécessiteront des ajustements supplémentaires dans les processus et systèmes aussi en 2026. La BAS travaille en parallèle au développement continu de sa culture du risque et de la conformité. D’autre part, les progrès de la numérisation requièrent de veiller tout particulièrement à la sécurité des données et à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les activités courantes de la banque.
La banque élaborera en 2026 une stratégie d’avenir qui renforcera son orientation éthique et créera un cadre durablement stable pour ses activités commerciales fondées sur des valeurs éthiques.
Dans l’ensemble, la BAS envisage l’exercice 2026 avec confiance. Elle fait face à l’environnement exigeant en se concentrant sur les relations à long terme avec sa clientèle. Par ailleurs, elle se focalise résolument sur le financement de l’économie réelle, c’est-à-dire la partie de l’économie qui produit et distribue des biens et services concrets. Cette orientation et ces principes éthiques clairs forment une base solide pour l’avenir de la banque.
Remarque concernant les arrondis dans les tableaux ci-après :
Les montants indiqués dans les tableaux sont arrondis. Les totaux et ratios peuvent donc différer de la somme de chaque valeur. La version en langue allemande fait foi.
| 31.12.2025 | 30.09.2025 | 30.06.2025 | 31.03.2025 | 31.12.2024 | |
| Fonds propres pris en compte (en kCHF) | |||||
| Fonds propres de base durs (CET1) | 258’533 | - | - | - | 253’171 |
| Fonds propres de base (Tier 1) | 258’533 | - | - | - | 253’171 |
| Fonds propres totaux | 294’970 | - | - | - | 299’907 |
| Ratio de levier simplifié (en %) | |||||
| Actifs moins goodwill et participations plus opérations hors bilan (en kCHF) | 2’948’600 | - | - | - | 2’764’775 |
| Ratio de levier simplifié exprimé en tant que Tier 1 en % des actifs, moins goodwill et participations, plus opérations hors bilan | 8,77% | - | - | - | 9,16% |
| Fonds propres nécessaires selon l’art. 47b, al. 1, let. a, OFR (en kCHF) | 235’888 | - | - | - | 221’182 |
| Ratio de liquidités à court terme (liquidity coverage ratio, LCR) | |||||
| Numérateur du LCR : somme des actifs liquides de haute qualité (en kCHF) | 480’764 | 439’037 | 373’555 | 346’166 | 362’401 |
| Dénominateur du LCR: somme nette des sorties de trésorerie (en kCHF) | 218’561 | 206’745 | 205’884 | 199’152 | 184’493 |
| LCR (%) | 219,97% | 212,36% | 181,44% | 173,82% | 196,43% |
Commentaire :
En raison de sa participation au régime des petites banques, la Banque Alternative Suisse SA renonce à la publication selon la FINMA (OPub-FINMA), à l’exception de la publication du tableau des key metrics.
I Bilan
Structure du bilan au 31 décembre 2025
Actifs
| Actifs | 31.12.25 | 31.12.24 | Écart année précédente | ||
| Annexe | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en % | |
| Liquidités | 487’322 | 329’861 | 157’462 | 48 | |
| Créances sur les banques | 34’171 | 50’628 | -16’457 | -33 | |
| Créances sur la clientèle | 7,1 | 438’230 | 406’366 | 31’863 | 8 |
| Créances hypothécaires | 7,1 | 1’712’984 | 1’662’194 | 50’790 | 3 |
| Valeurs de remplacement positives d’instruments financiers dérivés | 7,2 | 1’143 | 384 | 759 | 198 |
| Immobilisations financières | 7,3 | 146’591 | 123’405 | 23’187 | 19 |
| Comptes de régularisation | 1’355 | 1’543 | -187 | -12 | |
| Participations | 7,4 | 15’180 | 16’124 | -943 | -6 |
| Immobilisations corporelles | 7,5 | 10’680 | 10’972 | -292 | -3 |
| Autres actifs | 7,6 | 7’013 | 11’342 | -4’329 | -38 |
| Total des actifs | 2’854’670 | 2’612’818 | 241’852 | 9 | |
| Total des créances de rang subordonné | 6’218 | 6’255 | -37 | -1 | |
| dont avec obligation de conversion et/ou abandon de créance | 4’262 | 4’283 | -22 | -1 |
Passifs
| Passifs | 31.12.25 | 31.12.24 | Écart année précédente | ||
| Annexe | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en % | |
| Engagements envers des banques | 95 | 92 | 3 | 4 | |
| Engagements résultant des dépôts de la clientèle | 2’215’463 | 1’987’388 | 228’075 | 11 | |
| Valeurs de remplacement négatives d’instruments financiers dérivés | 7,2 | 6’504 | 9’744 | -3’240 | -33 |
| Obligations de caisse | 319’981 | 299’635 | 20’346 | 7 | |
| Emprunts et prêts des centrales d’émission de lettres de gage | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Comptes de régularisation | 4’061 | 3’397 | 664 | 20 | |
| Autres passifs | 7,6 | 1’437 | 1’464 | -27 | -2 |
| Provisions | 7,10 | 47’658 | 56’051 | -8’393 | -15 |
| Réserves pour risques bancaires généraux | 7,11 | 14’550 | 11’050 | 3’500 | 32 |
| Capital social | 7,11 | 167’656 | 166’674 | 982 | 1 |
| Réserve légale issue du capital | 57’847 | 57’062 | 786 | 1 | |
| dont réserve issue d’apports en capital exonérés fiscalement | 57’847 | 57’062 | 786 | 1 | |
| Réserve légale issue du bénéfice | 18’046 | 17’946 | 100 | 1 | |
| Réserves facultatives issues du bénéfice | 200 | 200 | 0 | 0 | |
| Bénéfice reporté | 139 | 404 | -265 | -66 | |
| Bénéfice | 1’033 | 1’711 | -678 | -40 | |
| Total des passifs | 2’854’670 | 2’612’818 | 241’851 | 9 | |
| Total des engagements subordonnés | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| dont avec obligation de conversion et/ou abandon de créance | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Opérations hors bilan | 31.12.25 | 31.12.24 | Écart année précédente | ||
| Annexe | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en % | |
| Engagements conditionnels | 7.1, 8.1 | 1’491 | 2’107 | -616 | -29 |
| Engagements irrévocables | 7,1 | 107’579 | 164’002 | -56’422 | -34 |
II Compte de résultat
Structure du compte de résultat du 1er janvier au 31 décembre 2025
| 2025 | 2024 | Écart année précédente | |||
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | en % | ||
| Résultat des opérations d’intérêts | |||||
| Produit des intérêts et des escomptes | 9,1 | 32’590 | 35’082 | -2’492 | |
| Produit des intérêts et des dividendes des opérations de négoce | 0 | 0 | 0 | ||
| Produit des intérêts et des dividendes des immobilisations financières | 1’200 | 2’830 | -1’629 | ||
| Charges d’intérêts | 9,1 | -5’184 | -7’390 | 2’206 | |
| Résultat brut des opérations d’intérêts | 28’606 | 30’522 | -1’915 | -6 | |
| Variations des corrections de valeur pour risques de défaillance et pertes liées aux opérations d’intérêts | 9,4 | -4’593 | -5’961 | 1’367 | |
| Sous-total résultat net des opérations d’intérêts | 24’013 | 24’561 | -548 | -2 | |
| Résultat des opérations de commissions et des prestations de service | |||||
| Produit des commissions sur les titres et les opérations de placement | 7’462 | 7’110 | 353 | ||
| Produit des commissions sur les opérations de crédit | 151 | 183 | -32 | ||
| Produit des commissions sur les autres prestations de service | 4’374 | 4’158 | 216 | ||
| Charges de commissions | -436 | -468 | 32 | ||
| Sous-total résultat des opérations de commissions et des prestations | 11’552 | 10’982 | 569 | 5 | |
| Résultat des opérations de négoce et de l’option de la juste valeur | 1’017 | 1’767 | -750 | -42 | |
| Autres résultats ordinaires | |||||
| Résultat de la vente d'immobilisations finan-cières | 23 | 0 | 23 | ||
| Résultat des participations | 93 | 313 | -220 | ||
| Résultat des immeubles | 60 | 61 | -1 | ||
| Autres produits ordinaires | 60 | 70 | -11 | ||
| Autres charges ordinaires | 6 | -772 | 778 | ||
| Sous-total autres résultats ordinaires | 242 | -328 | 569 | -174 | |
| Charges d’exploitation | |||||
| Charges de personnel | 9,2 | -23’192 | -19’535 | -3’658 | |
| Autres charges d’exploitation | 9,3 | -12’795 | -9’875 | -2’920 | |
| Sous-total charges d’exploitation | -35’988 | -29’410 | -6’578 | 22 | |
| Corrections de valeur sur participations, amortissements sur immobilisations corporelles et valeurs immatérielles | 7,5 | -4’050 | -2’731 | -1’319 | 48 |
| Variations des provisions et autres corrections de valeur, pertes | 7,10 | -3’480 | -2’389 | -1’091 | 46 |
| Résultat opérationnel | -6’695 | 2’452 | -9’147 | -373 | |
| Produits extraordinaires | 9,4 | 12’164 | 1 | 12’163 | |
| Charges extraordinaires | 0 | 0 | 0 | ||
| Variation des réserves pour risques bancaires généraux | 9,4 | -3’500 | 0 | -3’500 | |
| Impôts | 9,5 | -936 | -741 | -194 | |
| Bénéfice | 1’033 | 1’711 | -678 | -40 | |
III Répartition du bénéfice
| 2025 | 2024 | |
| en kCHF | en kCHF | |
| Répartition du bénéfice | ||
| Bénéfice | 1’033 | 1’711 |
| Bénéfice reporté | 139 | 404 |
| Bénéfice | 1’172 | 2’115 |
| Répartition du bénéfice | ||
| Attribution à la réserve légale issue du bénéfice | -100 | -100 |
| Attribution aux réserves facultatives issue du bénéficie | 0 | 0 |
| Distributions du bénéfice au bilan | -838 | -1’677 |
| Don à l’association Fonds d’innovation | -100 | -200 |
| Report à nouveau | 134 | 139 |
Le conseil d’administration propose à l’assemblée générale du 30.05.2026 le versement d’un dividende de 0,5 % par action, prélevé sur le bénéfice au bilan.
Cela correspond à CHF 5 par action d’une valeur nominale de CHF 1000 et à CHF 0.50 par action d’une valeur nominale de CHF 100.
IV Présentation de l'état des capitaux propres
| Capital social | Réserve issue du capital | Réserve issue du bénéfice | Réserves pour risques bancaires généraux | Réserves facultatives issues du bénéfice et bénéfice/perte reporté | Propres parts du capital (poste négatif) | Résultat de la période | Total | |
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | |
| Capitaux propres au début de la période de référence | 166’674 | 57’062 | 17’946 | 11’050 | 604 | 0 | 1’711 | 255’047 |
| Utilisation du bénéfice de 2024 | ||||||||
| Don au Fonds d’innovation | -200 | -200 | ||||||
| Attribution à la réserves pour risques bancaires généraux | 3’500 | 3’500 | ||||||
| Attribution à la réserve du bénéfice | 100 | -100 | 0 | |||||
| Dividendes | -1’677 | -1’677 | ||||||
| Variation nette du bénéfice reporté | -265 | 265 | 0 | |||||
| Augmentation de capital* | 982 | 785 | 1’767 | |||||
| Bénéfice 2025 | 1’033 | 1’033 | ||||||
| Capitaux propres à la fin de la période de référence | 167’656 | 57’847 | 18’046 | 14’550 | 339 | 0 | 1’033 | 259’471 |
*Les taxes d’émission et coûts accessoires sur transactions ont été imputés aux réserves de capital.
L’AFC a confirmé à titre provisoire la « réserve issue d’apports de capital exonérés de l’impôt » au 04.02.2026 à hauteur de CHF 57'061'801.47.
V Explications concernant les activités de la Banque Alternative Suisse SA
5.1 Indication de l’entreprise ou du nom ainsi que de la forme juridique et du siège de la banque
Généralités
La Banque Alternative Suisse SA (BAS) est une banque à vocation écolo-gique et sociale, qui exerce ses activités dans toute la Suisse. La BAS a son siège au Amthausquai 21 à Olten. Elle possède également des représentations à la rue du Port-Franc 11 à Lausanne, à la Kalkbreitestrasse 10 à Zurich ainsi qu’à la rue de Lyon 77 à Genève.
Les opérations sur marges d’intérêts constituent à la fois son principal domaine d’activité et sa principale source de recettes. La BAS pratique la transparence en matière de crédits envers le public et ne travaille pas dans un but de maximisation du profit. Le concept particulier d’encouragement repose sur des obligations de caisse d’encouragement et des crédits d’encouragement et fait partie des opérations sur marges d’intérêts. Les opérations de commissions et de prestations de service représentent désormais une source de revenu supplémentaire. Les activités de négoce sont sans grande importance.
Fin 2025, la BAS employait, en valeur corrigée des postes à temps partiel, 158,4 collaboratrices et collaborateurs.
Opérations au bilan
Les opérations sur marges d’intérêts – acceptation de fonds de la clientèle et prêts à la clientèle – constituent la principale source de recettes. La plus grande partie des prêts est accordée sur la base de gages fonciers sous forme d’hypothèques et de créances sur des immeubles d’habitation et commerciaux. La BAS octroie également des crédits en comptes courants pour le commerce et l’artisanat, ainsi que des avances et des prêts, couverts pour l’essentiel, à des projets et des entrepreneuses et des entrepreneurs indépendant-e-s. Le financement est assuré exclusivement par les avoirs de la clientèle et par les fonds propres. Les opérations interbancaires se composent principalement de transactions à court terme avec des contreparties de premier ordre.
À des fins de liquidité et de placement, elle détient dans les immobilisations financières un portefeuille composé principalement d’obligations en francs.
La BAS gère le risque de changement de taux de son bilan par le biais de swaps de taux.
Opérations de commissions et de prestations de service
Les principaux revenus des opérations de commissions et de prestations de service sont générés par la gestion de fortune, le négoce de titres et la gestion de dépôt pour la clientèle, les placements fiduciaires et le trafic des paiements. La clientèle privée et institutionnelle et des entreprises commerciales ou industrielles ont recours à ces services.
Les opérations de commissions et de prestations de service comprennent notamment les virements pour les clientes et les clients, le négoce de parts de fonds de placement et de propres actions, l’octroi de cautionnements et de garanties bancaires ainsi que l’intermédiation dans le domaine des prêts fiduciaires.
Autres secteurs d’activité
Pour assurer la liquidité nécessaire, la BAS procède à des placements auprès d’établissements bancaires helvétiques de premier ordre ainsi que dans des immobilisations financières.
Transactions commerciales
Les revenus des transactions commerciales résultent du négoce de devises et de titres pour le propre compte de la banque. Le négoce de devises et de titres est effectué sans qu’elle détienne elle-même de portefeuille important.
5.2 Explications concernant la gestion des risques, notamment le traitement du risque de fluctuation de taux d’intérêt, d’autres risques de marché et des risques de crédit
Évaluation des risques
Une identification périodique et systématique des risques évalue les principaux risques encourus par la société, leur probabilité de survenance et leurs conséquences financières. Des mesures adéquates décidées par le conseil d’administration permettent d’éviter, de limiter ou de couvrir ces risques. Les risques assumés par la société elle-même font l’objet d’une surveillance systématique. La dernière évaluation des risques par le conseil d’administration date du 13 juin 2025.
Gestion des risques
La gestion des risques repose sur le concept-cadre pour la gestion des risques à l’échelle de la banque, qui est examiné au moins une fois par an par la direction générale et le conseil d’administration. Des limites claires sont fixées pour les différents risques et leur respect est surveillé en permanence.
Risques de crédit
Cette rubrique regroupe tous les engagements pouvant entraîner une perte si les contreparties ne sont pas en mesure de remplir leurs obligations.
La politique de crédit repose sur des principes éprouvés et reconnus. L’octroi de crédits est soumis à des critères de qualité éthiques et financiers précis ainsi qu’à des limites de compétences. Les risques de crédits sont régulièrement contrôlés dans le cadre d’un système de rating interne. L’analyse porte tant sur la crédibilité que sur la solvabilité et des mesures sont prises en conséquence. Dans le domaine immobilier, la BAS s’appuie sur ses propres évaluations ainsi que sur celles d’expertes et d’experts reconnu-e-s en matière d’estimation.
Prêts à la clientèle : dans le domaine des crédits, nous appliquons à la lettre les principes suivants de prévention des risques :
Tous les prêts à la clientèle sont contrôlés périodiquement. La fréquence du contrôle dépend de la solvabilité de la cliente ou du client, du montant du crédit ainsi que de la qualité des garanties. Au moindre signe de dégradation d’un crédit, nous procédons immédiatement à une analyse de la relation de crédit.
Au siège, des spécialistes en restructuration et en évaluation d’entreprises sont à la disposition de la clientèle et des conseillères et conseillers pour traiter des questions particulièrement complexes. Les corrections de valeur et provisions sont contrôlées et ajustées au minimum une fois par trimestre.
Le suivi des risques de fluctuation de taux est assuré au moyen d’analyses périodiques, ce qui permet à la BAS,
le cas échéant, de limiter les effets négatifs sur le produit net d’intérêts. Elle fait appel à cet effet à des mesures appartenant au domaine classique des opérations influant sur le bilan ainsi qu’aux « swaps » sur taux d’intérêt. Les instruments tels que les « futures » sur taux d’intérêt, les « caps », les « floors » et les « forward rate agreements » ne sont pas utilisés.
Les risques de marché et de liquidités font l’objet d’une surveillance et d’une limitation conformes à la législation sur les banques. Les risques d’exploitation sont réduits au moyen de directives relatives à l’organisation interne.
Pour restreindre les risques juridiques, les organes de la banque ont recours, si nécessaire, à des avocates et avocats indépendant-e-s.
Les organes dirigeants de la BAS reçoivent régulièrement des informations appropriées sur sa situation en matière de patrimoine, de finances, de liquidités et de bénéfices, ainsi que sur les risques y afférents.
Risques opérationnels
Le risque opérationnel est défini comme « le risque de pertes résultant de carences ou de défaillances attribuables à des procédures, au personnel et à des systèmes internes ou à des événements extérieurs ». Ce risque est limité au moyen de règlements internes, de directives relatives à l’organisation et d’aides au travail correspondantes ainsi que par des contrôles internes. La révision interne examine régulièrement le système de contrôle interne et rend directement son rapport au conseil d’administration.
Conformité et risques juridiques
La direction générale et le service du contrôle de la conformité (compliance) veillent à ce que l’activité de la BAS soit en adéquation avec les exigences réglementaires en vigueur et avec les obligations de diligence d’un intermédiaire financier. Ils sont responsables du contrôle des exigences et développements de l’autorité de surveillance, du législateur ou d’autres organisations. Ils veillent en outre à ce que les directives et règlements soient ajustés en fonction des évolutions réglementaires et à ce qu’ils soient respectés.
5.3 Explications relatives aux méthodes appliquées pour l’identification des risques de défaillance et pour la détermination du besoin de corrections de valeur
Résumé
Des corrections de valeur pour risques de défaillance sont appliquées pour tous les risques de perte identifiables sur des créances compromises et non compromises, selon le principe de prudence. Il y a perte de valeur lorsque le montant qui peut être potentiellement récupéré (en tenant compte des garanties disponibles) est inférieur à la valeur comptable de la créance. Les corrections de valeur pour risques de défaillance sont déduites directement des postes d’actif correspondants.
Les créances compromises sont celles pour lesquelles il est peu probable que la preneuse ou le preneur de crédit soit en mesure de faire face à ses engagements futurs. Il convient de les évaluer, tout comme les garanties éventuelles, à leur valeur de liquidation et de les provisionner en tenant compte de la solvabilité de la preneuse ou du preneur de crédit. L’évaluation se fait sur une base individuelle et la perte de valeur est couverte par des corrections au cas par cas.
La détermination des corrections de valeur pour risques inhérents de défaillance repose sur une approche systématique, avec des valeurs empiriques historiques définies. L’évaluation se fait sur une base individuelle. L’utilisation éventuelle des corrections de valeur pour risques inhérents de défaillance a lieu selon des paramètres établis.
Lorsqu’une créance est considérée comme entièrement ou partiellement irrécouvrable ou qu’un abandon de créance est accordé, il s’ensuit une décomptabilisation par le débit de la correction de valeur correspondante.
Explications détaillées
La BAS utilise un système de notation externe pour identifier les risques de défaillance. Leur suivi pendant toute la durée du crédit est garanti par une actualisation permanente de la notation du crédit et par une communication régulière avec la cliente ou le client concerné-e. Le système de notation comporte treize niveaux (« classes »).
Il permet d’évaluer les risques lors de l’octroi du crédit sur la base des pertes moyennes escomptées.
La banque répartit toutes les créances vis-à-vis de ses clientes et clients en s’appuyant sur des facteurs quantitatifs et qualitatifs dans l’une des treize classes de notation. Les prêts des classes 11, 12 et 13 sont considérés comme compromis et font l’objet de corrections de valeur individuelles.
En tant qu’établissement de la catégorie de surveillance 4, la banque est tenue – conformément à l’art. 25 OEPC-FINMA – de procéder à des corrections de valeur pour risques latents de défaillance sur les créances non compromises. La BAS a toutefois fait usage de son droit d’option selon OEPC-FINMA et, pour les classes de notation 1 à 10, elle procède plutôt à des corrections de valeur pour risques inhérents de défaillance. Chaque opération de crédit comporte un tel risque. Les corrections de valeur pour risques inhérents de défaillance sont des corrections de valeur pour pertes non encore survenues. Elles sont également calculées sur une base individuelle.
Les corrections de valeur pour risques inhérents de défaillance reposent sur des calculs qui intègrent l’engagement actuel, la probabilité de défaillance par classe de notation et le taux de perte, lequel tient compte des garanties disponibles et de leur valeur. La détermination de la probabilité de défaillance se réfère à des cas historiques évalués statistiquement. Partant de là, une prévision est établie au moyen des faits actuels. Le taux de perte est la part de la perte attendue – compte tenu des garanties existantes – en cas de défaut de paiement potentiel. Outre ces facteurs statistiques, d’autres informations peuvent permettre de déterminer le montant des corrections de valeur pour risques inhérents de défaillance. Selon la classe de risque concernée, les taux de correction de valeur vont de 0,03 à 13,5 pour cent.
Les corrections de valeur pour risques inhérents de défaillance sont utilisables sans reconstitution immédiate pour la constitution de corrections de valeur individuelles, en particulier dans des situations extraordinaires impliquant des pertes considérables ou un besoin élevé de corrections de valeur. Le besoin de corrections de valeurs individuelles et de provisions est considéré comme exceptionnellement élevé lorsqu'il dépasse 5 pour cent du poste « Résultat brut des opérations d’intérêts ». La reconstitution des corrections de valeur utilisées pour des risques inhérents de défaillance en vue de la constitution de corrections de valeur individuelles se fait en fonction du montant. Il convient de remédier à toute insuffisance de couverture dans un délai de cinq exercices au maximum. La constitution de provisions pour risques inhérents de défaillance d’opérations hors bilan du poste « engagements conditionnels » s’effectue selon les mêmes processus, systèmes et méthodes. Au cours de l’exercice sous revue, les corrections de valeur et provisions constituées n’ont pas servi à couvrir des corrections de valeur et provisions individuelles.
Pour les crédits en compte courant avec limites de crédit, dont l’utilisation est typiquement soumise à des fluctuations fréquentes et importantes, on procède selon l’option des chiffres marginaux 16 à 20 de la circulaire FINMA 2020/1 « Comptabilité – banques ». La création initiale et la constitution subséquente de la couverture du risque sont comptabilisées globalement (à savoir les corrections de valeur pour l’utilisation effective et les provisions pour la part non utilisée de la limite de crédit) à charge du poste « Variations des corrections de valeur pour risques de défaillance et pertes liées aux opérations d’intérêts ». Un transfert sans effet sur le résultat a ensuite lieu chaque mois entre les corrections de valeurs et les provisions, afin de pouvoir corriger au bilan l’utilisation modifiée des limites de crédit respectives. Les dissolutions de corrections de valeurs ou de provisions devenues disponibles se font aussi par le poste « Variations des corrections de valeur pour risques de défaillance et pertes liées aux opérations d’intérêts » ou sont transférées sans effet au résultat au poste « Provisions » ou « Variations des réserves pour risques bancaires généraux » (reclassification).
Les intérêts (y compris les intérêts courus) et les commissions correspondantes réputés en souffrance ne doivent pas être considérés comme des recettes. Les intérêts et les commissions échus depuis plus de 90 jours, mais impayés sont réputés en souffrance. En ce qui concerne les crédits en comptes courants, les intérêts et les commissions sont réputés en souffrance lorsque la limite du crédit accordé est dépassée depuis plus de 90 jours.
5.4 Commentaires sur l’évaluation des garanties, notamment sur des critères importants appliqués à la détermination des valeurs vénales et des valeurs de nantissement
Les garanties sont systématiquement évaluées selon des principes uniformes. L’évaluation des gages immobiliers tient compte du caractère de l’immeuble. Le taux d’avance maximal d’un prêt diffère selon l’objet et n’est accordé que si la preneuse ou le preneur de crédit est en mesure de l’assumer.
Maisons individuelles et appartements en propriété
La méthode hédoniste, une méthode scientifique reposant sur le principe suivant est appliquée : la demandeuse ou le demandeur est prêt-e à payer une certaine somme pour chaque caractéristique d’un objet donné. Elle ou il paie tant de francs pour une situation attrayante, tant de francs pour un aménagement de qualité supérieure, etc. La valeur vénale évaluée est égale à la somme des montants que la demandeuse ou le demandeur est prêt-e à payer pour toutes les caractéristiques retenues.
Immeubles d’habitation, commerciaux et artisanaux
De manière générale, l’évaluation repose sur la méthode de la valeur de rendement ou sur celle du « discounted cash flow ».
Installations fixes
Les installations de production d’énergie, p. ex., ainsi que les installations d’immeubles industriels et commerciaux sont évaluées selon la méthode du « discounted cash flow » et celle de la valeur réelle.
Cas particuliers
Nous appliquons aux objets spéciaux, terrains à bâtir, projets de lotissement et terrains agricoles des valeurs auxiliaires calculées selon la méthode de la valeur réelle, la méthode de la valeur comparative, le modèle de l’option réelle ou des valeurs officielles.
5.5 Commentaires sur la politique d’affaires lors de la mise en œuvre d’instruments financiers dérivés y compris les commentaires en lien avec l’utilisation de la comptabilité de couverture (Hedge accounting)
Des transactions sur des instruments financiers dérivés pour le compte de la banque ne sont en principe pas prévues, à l’exception des opérations à terme sur devises.
La banque peut utiliser des instruments financiers dérivés dans le cadre de la gestion des actifs et des passifs (ALM) afin de gérer le bilan et couvrir les risques de variation des taux (opérations de couverture). Il peut s’avérer nécessaire de prendre des mesures, notamment lorsque les tolérances aux risques définies par la banque pour la gestion des risques de taux ne seraient pas respectées. L’utilisation d’instruments financiers dérivés afin de se prémunir contre les risques de taux est décidée aussi bien sur la base de transactions individuelles que sur la base des évaluations ALM trimestrielles. Les relations de couverture ainsi que les objectifs et stratégies de gestion des risques sont documentés lors de la conclusion des opérations de couverture sur dérivés. Nous vérifions l’efficacité de la relation de couverture au moins à chaque date de clôture du bilan. Ce faisant, nous évaluons comment la situation actuelle en matière de risque de taux se présente sur le plan calculatoire sans et avec des instruments de couverture, et nous procédons à des ajustements en consé- quence. On peut partir du principe que la relation de couverture est efficace lorsque les instruments de couverture utilisés permettent de réduire le risque de taux auquel s’expose la banque, selon le but poursuivi lors de la conclusion de la relation de couverture.
5.6 Commentaire des événements significatifs survenus après la date du bilan
Aucun événement avec un effet significatif sur la situation de la banque en matière de patrimoine, de finances et de résultats n’est survenu après la date du bilan.
5.7 Motifs qui ont conduit à une démission de l’organe de révision avant le terme de son mandat
L’organe de révision n’a pas démissionné avant le terme de son mandat.
VI Principes de comptabilisation au bilan et d'évaluation
6.1 Indication du type de clôture et, éventuellement, du type de standard comptable international reconnu par la FINMA, ainsi que des principes de comptabilisation et d’évaluation des différents postes du bilan et des opérations hors bilan
Bases
Les principes de comptabilité, de comptabilisation et d’évaluation respectent le Code des obligations, les directives suisses de présentation des comptes pour les banques telles qu’elles sont stipulées dans la loi sur les banques, son ordonnance, l’ordonnance de la FINMA sur la comptabilité des banques et les dispositions d’exécution, ainsi que les dispositions statutaires.
Principes généraux
La Banque Alternative Suisse établit un bouclement individuel statutaire avec une présentation fiable. La situation économique de l’entreprise y est présentée de façon qu’un tiers puisse s’en faire une opinion fondée.
Les comptes sont établis selon l’hypothèse que l’entreprise poursuivra ses activités. La comptabilisation se fait aux valeurs de continuité.
Les actifs, engagements et opérations hors bilan sont évalués individuellement.
La comptabilité et l’établissement des comptes se font dans la monnaie nationale (franc suisse).
Lorsque, au cours de la période de référence, des erreurs survenues durant les périodes précédentes sont mises à jour, elles sont corrigées par des écritures affectant le compte de résultat du bouclement de la période de référence. La correction peut être saisie dans les rubriques « charges extraordinaires » ou « produits extraordinaires » lorsqu’il s’agit d’opérations étrangères à l’exploitation.
Saisie et comptabilisation
Toutes les opérations sont comptabilisées dans les livres de la banque au moment de leur conclusion et évaluées à partir de ce moment conformément aux principes suivants. Les opérations sur titres ainsi que le trafic des paiements pour les clientes et les clients sont portés au bilan à partir de la date de règlement.
6.2 Indications relatives au traitement des différences de conversion des monnaies étrangères, à la méthode de conversion utilisée et aux principaux cours de conversion
Conversion des monnaies étrangères
Les transactions en monnaies étrangères sont comptabilisées au cours du jour en vigueur. Les actifs monétaires sont convertis le jour du bilan au taux de change moyen en vigueur et portés au compte de résultat. Les différences de change entre le moment de la conclu- sion de la transaction et son exécution sont comptabilisées dans le compte de résultat. Les cours suivants ont été appli- qués pour les conversions de monnaie :
Cours à la date du bilan 2025 :
6.3 Indications relatives à la saisie des opérations
Liquidités, créances et engagements envers les banques
Les positions sont évaluées à la valeur nominale. Les risques reconnaissables font l’objet de correctifs de valeur individuels.
Créances sur la clientèle et créances hypothécaires, engagements envers des clientes et des clients
Ces positions sont enregistrées à la valeur nominale diminuée des correc- tions de valeur nécessaires pour les risques de défaillance.
Portefeuilles de négoce en titre et métaux précieux
Les positions de négoce sont évaluées à la juste valeur à la date du bilan. Les positions qui ne sont pas négociées auprès d’une Bourse agréée ou pour lesquelles il n’existe pas de valeur vénale représentative sont évaluées selon le principe de la valeur la plus basse.
Valeurs de remplacement négatives et positives des instruments financiers dérivés
Les instruments financiers dérivés sont évalués à la juste valeur.
Les opérations de couverture sont évaluées selon les mêmes principes que les opérations de base couvertes. Les résultats des opérations de couverture sont saisis sous la même position de résultat que celle des résultats de l’opération couverte ou dans le compte de compensation, à condition qu’aucune correction de valeur ne soit comptabilisée dans l’opération couverte.
Immobilisations financières
Les titres de créance à taux fixe et les obligations convertibles ou à option sont évalués à la valeur la plus basse, pour autant qu’ils ne soient pas acquis dans le but d’être conservés jusqu’à leur échéance.
Les titres de créance destinés à être conservés jusqu’à leur échéance sont évalués selon la « accrual method ». L’agio ou le disagio est régularisé dans la position de bilan pendant toute la durée jusqu’à l’échéance.
Des gains ou pertes d’intérêts résultant d’aliénation ou de remboursement anticipé sont délimités sur la durée résiduelle de l’opération, c’est-à-dire jusqu’à l’échéance initialement prévue.
Les titres de participation, parts de placements collectifs de capitaux et immeubles repris dans le cadre d’opérations de crédits et destinés à la revente sont évalués selon le principe de la valeur la plus basse. Pour les immeubles repris dans le cadre d’opérations de crédits et destinés à la revente, la valeur la plus basse correspond au montant le moins élevé résultant de la comparaison de la valeur d’acquisition et de la valeur de liquidation.
Dans le cas d’immobilisations financières évaluées à la valeur la plus basse, une plus-value n’excédant pas le coût d’acquisition peut être comptabilisée, pour autant que la juste valeur tombée en dessous du coût d’acquisition remonte par la suite.
Le solde des correctifs de valeur est comptabilisé dans « Autres charges ordinaires » ou « Autres produits ordinaires ».
En cas de vente d’immobilisations financières évaluées à la valeur la plus basse, l’entier du produit réalisé est comptabilisé dans « Produits de la vente d’immobilisations financières ».
Participations
Les actions et autres titres de participation doivent être attribués à la position « Participations » quelle que soit la part donnant droit au vote, s’ils ont été acquis dans l’intention d’effectuer un placement de longue durée.
L’évaluation se fait au prix de revient, déduction faite des corrections de valeur nécessaires à l’exploitation.
La valeur est vérifiée à chaque date du bilan. Si nécessaire, des dépréciations de valeur supplémentaires (« impairment ») sont comptabilisées dans le compte de résultat (position « Corrections de valeur sur participations, amortissements sur immobilisations corporelles et valeurs immatérielles »). Une attribution résultant de la caducité (partielle) d’une dépréciation de valeur est enregistrée dans la position « Produits extraordinaires ».
Immobilisations corporelles
L’évaluation se fait au prix de revient, déduction faite des corrections de valeur qui se révèlent nécessaires.
Les immobilisations corporelles (informatique*, mobilier, machines de bureau et systèmes de sécurité) sont amorties au taux de 50 pour cent.
Ce taux est calculé sur la valeur résiduelle.
Les immeubles figurent au bilan à la valeur d’achat, qui inclut les investissements déjà effectués sous déduction des amortissements nécessaires. Les bâtiments sont amortis sur une durée d’utilisation estimée à 50 ans.
Les investissements à des fins de plus-values dans des immobilisations corporelles de rendement doivent être activés.
La valeur des immobilisations corporelles est effectuée à la date du bilan. Si nécessaire, des dépréciations de valeur supplémentaires (« impairment ») sont comptabilisées dans le compte de résultat (position « Corrections de valeur sur participation, amortissements sur immobilisations corporelles et valeurs immatérielles »). Une attribution résultant de la caducité d’une dépréciation de valeur est enregistrée dans la position « Produits extraordinaires ».
Obligations de caisse
Les obligations de caisse sont por- tées au bilan à leur valeur nominale.
Les emprunts obligataires et prêts des centrales des lettres de gage
Les emprunts obligataires et prêts des centrales des lettres de gage sont portés au bilan à leur valeur nominale.
Provisions
Une provision est un engagement probable, fondé sur un événement passé, dont le montant et/ou l’échéance sont incertains, mais estimables de manière fiable.
Le montant de la provision est déterminé par une analyse de l’événement du passé ainsi que sur la base d’événements survenus postérieurement à la date du bilan, si ceux-ci contribuent à éclaircir la situation. Le montant doit être estimé en fonction du risque économique calculé de manière aussi objective que possible. Lorsque le facteur temps joue un rôle significatif, le montant de la provision doit être la valeur escomptée. Le montant des provisions doit correspondre à l’espérance effective des sorties futures de fonds. Il doit prendre en compte la probabilité et la fiabilité liées à ces sorties.
La sous-position « Autres provisions » peut contenir des réserves latentes.
Réserves pour risques bancaires généraux
Ces réserves sont inscrites au bilan à leur valeur nominale. Les réserves pour risques bancaires généraux sont soumises à l’impôt et font partie des capitaux propres.
Propres titres de créances et de participation
Les propres titres de participation acquis sont saisis au moment de l’acquisition au coût de revient et déduits des fonds propres sous la position « propres parts au capital ». Il n’est procédé à aucune évaluation ultérieure.
Le produit de la revente provenant des propres titres de participation est comptabilisé sous la position « réserve légale issue du bénéfice ». La position « propres parts au capital » est réduite du montant du coût de revient correspondant à la revente.
Engagements de prévoyance
La détermination des répercussions économiques effectives des engagements de prévoyance repose sur les comptes annuels des institutions de prévoyance établis conformément à la norme SWISS GAAP RPC 26. On examine s’il existe pour la banque un avantage économique ou un engagement économique découlant d’excédents de couverture ou de découverts dans l’institution de prévoyance. Les avantages économiques ne sont pas activés. En revanche, les risques sont provisionnés dans le bilan.
Les cotisations des employeurs dues aux institutions de prévoyance affiliées sont comptabilisées au fur et à mesure dans le compte de résultat (position « charges de personnel »).
Impôts
Sont considérés comme charges fiscales l’impôt sur le capital de l’année en cours et les impôts sur le revenu effectivement payés et dus.
Opérations hors bilan
Les opérations hors bilan sont comptabilisées à leur valeur nominale. Pour les risques de perte identifiables, des provisions sont constituées dans le passif du bilan.
6.4 Motivation des modifications des principes de comptabilisation et d’évaluation affectant l’année de référence, avec indication et commentaire de leurs influences, notamment sur les réserves latentes
aucun
VII Informations relatives au bilan
7.1 Présentation des couvertures des créances et des opérations hors bilan ainsi que des créances compromises
| Présentation des couvertures des créances et des opérations hors bilan | Nature des couvertures | |||
| Couvertures hypothécaires | Autres couvertures | Sans couverture | Total | |
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | |
| Créances (avant compensation avec les corrections de valeur) | ||||
| Créances sur la clientèle | 30’881 | 76’705 | 346’796 | 454’381 |
| Créances hypothécaires | ||||
| Immeubles d’habitation | 1’190’637 | 0 | 6’161 | 1’196’798 |
| Immeubles commerciaux | 12’952 | 0 | 0 | 12’952 |
| Artisanat et industrie | 150’720 | 0 | 3’050 | 153’771 |
| Autres | 351’334 | 0 | 782 | 352’116 |
| Total des prêts (avant compensation avec les corrections de valeur) | ||||
| 31.12.2025 | 1’736’524 | 76’705 | 356’790 | 2’170’019 |
| 31.12.2024 | 1’667’328 | 79’527 | 336’459 | 2’083’314 |
| Total des corrections de valeur compensées avec les prêts | -3’463 | -598 | -14’745 | -18’805 |
| Total des prêts (après compensation avec les corrections de valeur) | ||||
| 31.12.2025 | 1’733’062 | 76’107 | 342’045 | 2’151’213 |
| 31.12.2024 | 1’665’154 | 78’841 | 324’565 | 2’068’560 |
| Opérations hors bilan | ||||
| Engagements conditionnels | 70 | 804 | 617 | 1’491 |
| Engagements irrévocables | 1’383 | 4’934 | 101’262 | 107’579 |
| Total hors bilan | ||||
| 31.12.2025 | 1’453 | 5’738 | 101’879 | 109’070 |
| 31.12.2024 | 59’796 | 5’175 | 101’138 | 166’109 |
| Présentation des créances compromises | Montant brut | Valeur estimée de réalisation des sûretés | Montant net | Corrections de valeur individuelles |
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | |
| Créances compromises | ||||
| 31.12.2025 | 19’788 | 11’432 | 8’356 | 8’356 |
| 31.12.2024 | 20’589 | 14’618 | 5’971 | 5’971 |
Commentaire concernant des changements significatifs dans les créances compromises :
Le montant net des créances compromises et des correctifs de valeur individuels a augmenté de kCHF 2'368 au 31.12.2025.
Au cours de l’exercice sous revue, des correctifs de valeur individuels ont été comptabilisés pour une position.
Notre évaluation des risques repose toujours sur le principe de précaution.
7.2 Présentation des instruments financiers dérivés (actifs et passifs)
| Instruments de couverture* | |||
| Valeurs de remplacement positives | Valeurs de remplacement négatives | Volume des contrats | |
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | |
| Instruments de taux | 1’086 | 6’395 | 262’950 |
| Swaps | 1’086 | 6’395 | 262’950 |
| Devises | 57 | 109 | 29’743 |
| Contrats à terme | 57 | 109 | 29’743 |
| Total avant prises en compte des contrats de netting | |||
| 31.12.2025 | 1’143 | 6’504 | 292’693 |
| dont établis au moyen d’un modèle d’évaluation | 0 | 0 | 0 |
| 31.12.2024 | 384 | 9’744 | 291’273 |
| dont établis au moyen d’un modèle d’évaluation | 0 | 0 | 0 |
| Total après prises en compte des contrats de netting | Valeurs de remplacement positives (cumulées) | Valeurs de remplacement négatives (cumulées) | |
| en kCHF | en kCHF | ||
| 31.12.2025 | 1’143 | 6’504 | |
| 31.12.2024 | 384 | 9’744 | |
| Répartition selon les contreparties: | Instances centrales de clearing | Banques et négociants en valeurs mobilières | Autres clients |
| Valeurs de remplacement positives (après prises en comptes des contrats de netting) | |||
| 31.12.2025 | 0 | 1’143 | 0 |
| 31.12.2024 | 0 | 384 | 0 |
| * Instruments de couverture selon cm 431 ss. | |||
7.3 Répartition des immobilisations financières
| Valeur comptable | Juste valeur | |||
| 31.12.2025 | 31.12.2024 | 31.12.2025 | 31.12.2024 | |
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | |
| Titres de créances | 136’287 | 118’128 | 136’390 | 118’644 |
| dont destinés à être conservés jusqu’à l’échéance | 136’287 | 118’128 | 136’390 | 118’644 |
| Titres de participation | 10’303 | 5’276 | 10’701 | 6’057 |
| dont participations qualifiées* | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Immeubles | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Total | 146’590 | 123’405 | 147’091 | 124’700 |
| dont titres admis en pension selon les prescriptions en matière de liquidités | 74’659 | 68’385 | 74’509 | 68’729 |
| * Au moins 10 % du capital ou des voix | ||||
| Répartition des contreparties selonla notation** | AAA à AA- | A+ à A- | BBB+ à BBB- | BB+ à B- | Inférieur à B− | Sans rating |
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | |
| Titres de créances : valeurs comptables | ||||||
| 31.12.2025 | 73’284 | 25’732 | 11’552 | 2’725 | 0 | 22’993 |
| 31.12.2024 | 78’279 | 10’594 | 2’000 | 0 | 0 | 27’255 |
| ** La banque se base sur les ratings établis par S & P, Moody’s et la Banque cantonale de Zurich. | ||||||
7.4 Présentation des participations
| Correctifs de 31.12.2025 | Valeur d’acquisition | valeur cumulés à ce jour ou correctifs de valeur (évaluation par mise en équivalence, ou equity valuation) | Valeur comptable à la fin de l’année précédente | Reclassements | Investissements | Désinvestissements | Correctifs de valeurs | Ajustement de valeur des participations/ attributions évaluées par mise en équivalence | Valeur comptable à la fin de l’exercice sous revue | Valeur de marché | |
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | ||
| Autres participations | |||||||||||
| avec valeur boursière | 0 | 0 | 0 | 2’537 | 293 | -20 | -1’675 | 0 | 1’136 | 1’136 | |
| sans valeur boursière | 17’299 | -1’176 | 16’124 | -2’537 | 554 | -96 | 0 | 14’044 | 14’592 | ||
| Total des participations | 17’299 | -1’176 | 16’124 | 0 | 847 | -115 | -1’675 | 0 | 15’181 | 15’728 | |
Détails des actifs financiers
| Titres de créances | 0 | 0 | |
| en kCHF | en kCHF | ||
| Confédération | 0 | 10’027 | |
| Cantons | |||
| Bâle-Ville | 3’457 | 0 | |
| Berne | 5’145 | 10’307 | |
| Genève | 24’610 | 3’894 | |
| 6’088 | 0 | ||
| Neuchâtel | 1’879 | 0 | |
| Soleure | 0 | 4’982 | |
| Tessin | 9’774 | 2’003 | |
| 3’457 | 0 | ||
| Zurich | 1’237 | 4’660 | |
| Bank Gantrisch | 3’000 | 3’000 | |
| Banque Cantonale Vaudoise | 2’999 | 2’999 | |
| BLS AG | 1’000 | 1’000 | |
| Corporacion Andina de Fomento (CAF) | 2’592 | 5’895 | |
| Coop société coopérative | 0 | 2’000 | |
| Cultura Sparebank | 786 | 798 | |
| Deutsche Bahn | 10’307 | 1’003 | |
| 4’642 | 0 | ||
| Centrale d’émission pour la construction de logement (CCL) | 0 | 6’282 | |
| Ersparniskasse Rüeggisberg | 4’500 | 5’000 | |
| Freie Gemeinschaftsbank | 751 | 751 | |
| Geberit AG | 4’229 | 3’009 | |
| 6’910 | 0 | ||
| Hilti AG | 7’514 | 2’978 | |
| Nederlandse Waterschapsbank N.V. | 2’170 | 2’173 | |
| Regiobank Solothurn | 10’000 | 10’000 | |
| Banque cantonale de Schaffhouse | 1’000 | 1’000 | |
| Spar-und Leihkasse Bucheggberg | 2’000 | 3’000 | |
| Société Financière de la Nef | 1’957 | 1’972 | |
| Sonova Holding AG | 6’023 | 4’607 | |
| Ville de Berne | 0 | 5’658 | |
| Ville de Bienne | 2’247 | 2’246 | |
| Ville de Genève | 0 | 2’996 | |
| Ville de Winterthour | 3’289 | 3’278 | |
| Ville de Zurich | 0 | 7’877 | |
| Triodos Bank N.V. | 2’725 | 2’735 | |
| Total titres de créances | 136’287 | 118’128 | |
| Gefiswiss Energy Transition Fund | 3’926 | 3’926 | |
| Triodos Microfinance Fund | 950 | 957 | |
| 4’996 | 0 | ||
| Divers | 431 | 394 | |
| Total titres de participation | 10’303 | 5’276 | |
| Total des immobilisations financières | 146’590 | 123’405 |
Détails des participations
| Nom | Pays | 31.12.2025 | 31.12.2024 |
| en kCHF | en kCHF | ||
| Crédal SC | Belgique | 465 | 469 |
| Cultura Sparebank | Norvège | 428 | 434 |
| Ekobanken | Suède | 762 | 726 |
| Européen de Financement Solidaire II SA | Luxembourg | 1’862 | 1’407 |
| France Active Investissement SA | France | 1’862 | 1’877 |
| GLS Gemeinschaftsbank | Allemagne | 2’420 | 2’440 |
| Merkur Andelskasse | Danemark | 3’094 | 3’124 |
| Sidi | France | 678 | 683 |
| Société Financière de la Nef | France | 1’957 | 1’972 |
| The Charity Bank Ltd | Grande-Bretagne | 427 | 455 |
| Triodos Bank N.V. | Pays-Bas | 1’136 | 2’537 |
| Einfache Gesellschaft Neustart | 88 | 0 | |
| Total | 15’180 | 16’124 |
7.5 Présentation des immobilisations corporelles
| Valeur d'acqusition | Amortissements cumulés | Valeur comptable 31.12.2024 | Reclassements | Investiossements | Désinvestissements | Amortissements | Reprises | Valeur comptable 31.12.2025 | |
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | |
| Immeubles à l’usage de la banque | 13’916 | -6’287 | 7’629 | 0 | 0 | 0 | -212 | 0 | 7’417 |
| Autres immeubles | 6’496 | -5’648 | 848 | 0 | 0 | 0 | -24 | 0 | 824 |
| Logiciels acquis ou propres développements | 11’614 | -10’742 | 872 | 0 | 316 | 0 | -594 | 0 | 594 |
| Autres immobilisations corporelles | 25’412 | -23’788 | 1’624 | 0 | 2’067 | 0 | -1’845 | 0 | 1’845 |
| Total des immobilisations corporelles | 57’437 | -46’465 | 10’972 | 0 | 2’383 | 0 | -2’675 | 0 | 10’680 |
7.6 Répartition des autres actifs et autres passifs
| Autre actifs | Autres passifs | |||
| 31.12.2025 | 31.12.2024 | 31.12.2025 | 31.12.2024 | |
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | |
| Compte de compensation | 4’503 | 9’088 | 0 | 0 |
| Comptes de passage | 19 | 235 | 608 | 36 |
| Administration fédérale des contributions, impôts indirects | 2’458 | 1’976 | 578 | 1’347 |
| Coupons non encaissés, obligations de caisse dividendes courus | 0 | 0 | 6 | 6 |
| Autres actifs et passifs | 33 | 42 | 244 | 74 |
| Total | 7’013 | 11’342 | 1’437 | 1’464 |
7.7 Indication des actifs mis en gage ou cédés en garantie de propres engagements ainsi que des actifs qui font l’objet d’une réserve de propriété
| Actifs nantis/cédés | Valeurs comptables | Engagements effectifs | ||
| 31.12.2025 | 31.12.2024 | 31.12.2025 | 31.12.2024 | |
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | |
| Liquidités | 9’675 | 9’183 | 0 | 0 |
| Créances sur les banques | 5’300 | 9’000 | 5’379 | 9’471 |
| Immobilisations financières | 1’996 | 2’003 | 0 | 0 |
7.8 Indication des engagements envers les propres institutions de prévoyance professionnelle ainsi que du nombre et du type des instruments de capitaux propres de la banque détenus par ces institutions
| 31.12.2025 | 31.12.2024 | |
| en kCHF | en kCHF | |
| Engagements résultant des dépôts de la clientèle | 48 | 234 |
| Total | 48 | 234 |
7.9 Indications relatives à la situation économique des propres institutions de prévoyance
a) Réserve de contribution de l’employeur (RCE)
Il n’existe pas de réserve de contribution de l’employeur.
b) Présentation de l’avantage/engagement économique et des charges de prévoyance
| Excédent/ insuffisance de couverture | Part économique de la banque/ du groupe financier | Modification de la part économique par rapport à l’année précédente (avantage/engage- ment économique) | Cotisations payées pour l’année de référence | |||
| 31.12.2024 | couverture du groupe financier | 31.12.2024 | 31.12.2025 | 31.12.2024 | ||
| in % | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF |
| 110,5% | 0 | 0 | 0 | 2’055 | 2’055 | 1’517 |
Le degré de couverture de l’institution de prévoyance s’établit à 113% au 30.09.2025 (source : nest-info.ch, consulté le 22.01.2026).
7.10 Présentation des corrections de valeur, des provisions et des réserves pour risques bancaires généraux ainsi que de leurs variations durant l’exercice de référence
| 31.12.2024 | Utilisations conformes au but | Reclassifications | Différences de change | Intérêts en souffrance, recouvrements | Nouvelles constitutions à la charge du compte de résultat | Dissolutions par le compte de résultat | 31.12.2025 | |
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | |
| Provisions pour risques de défaillance | 315 | 0 | 0 | 0 | 0 | 379 | 0 | 695 |
| Autres provisions | 55’736 | 0 | 0 | 0 | 0 | 3’394 | -12’166 | 46’964 |
| Total des provisions | 56’051 | 0 | 0 | 0 | 0 | 3’773 | -12’166 | 47’658 |
| Réserves pour risques bancaires généraux (imposées) | 11’050 | 0 | 0 | 3’500 | 0 | 14’550 | ||
| Corrections de valeur pour risques de défaillance et risques pays | 14’754 | 0 | 0 | 0 | 0 | 4’738 | -687 | 18’805 |
| dont corrections de valeur pour les risques de défaillance des créances compromises | 5’971 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2’827 | -441 | 8’356 |
| dont corrections de valeur pour les risques inhérents | 8’783 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1’911 | -246 | 10’449 |
Dans le cadre de ses activités, la BAS fournit notamment des services de conseil en placement et de gestion de fortune. Ce secteur d'activité peut donner lieu à des obligations potentielles liées aux risques opérationnels. Conformément au principe de prudence, le poste « Autres provisions » a été alimenté à cet effet. Celles-ci sont basées sur les informations disponibles à la date de clôture du bilan. Le montant de ces provisions est déterminé à partir d'estimations qui tiennent compte de divers facteurs, tels que la situation actuelle, ainsi que des avis d'experts internes et externes.
Ces provisions sont réexaminées et ajustées régulièrement en cas de nouvelles informations ou d'évolutions.
La réduction des autres provisions comprend la dissolution de réserves latentes.
7.11 Présentation du capital social
| 31.12.2025 | 31.12.2024 | |||||||||
| Capital social | Actions A nom. CHF 100 | Actions B nom. CHF 1’000 | Valeur nominale totale | Capital donnant droit au dividende | Actions A nom. CHF 100 | Actions B nom. CHF 1’000 | Valeur nominale totale | Capital donnant droit au dividende | ||
| Nombre de titres | Nombre de titres | en kCHF | Nombre de titres | en kCHF | Nombre de titres | Nombre de titres | en kCHF | Nombre de titres | en kCHF | |
| Capital-actions (entièrement libéré) | 10’647 | 166’591 | 167’656 | 177’238 | 167’656 | 10’647 | 165’609 | 166’674 | 176’256 | 166’674 |
| Total capital social | 10’647 | 166’591 | 167’656 | 177’238 | 167’656 | 10’647 | 165’609 | 166’674 | 176’256 | 166’674 |
| Marge de fluctuation de capital autorisée | 3’549 | 54’221 | 54’576 | 57’770 | 54’576 | 3’549 | 55’203 | 55’558 | 58’752 | 55’558 |
| augmentation de capital en attente | 982 | 982 | 982 | 982 |
Présentation de la structure de l’actionnariat
La BAS s’appuie sur une pluralité d’organismes et exclut les rapports de force dominants. Les actions à droit de vote ayant pour but de renforcer les pouvoirs de décisions ne sont proposées qu’à des organisations engagées dans les mêmes buts. Pour une question de transparence, la BAS publie les noms, le nombre d’actions et la part des droits de vote de toutes et tous les actionnaires possédant 3 % ou plus de droits de vote. En plus, elle montre sous forme agrégée la répartition des actions.
Actionnaires avec plus de 3 % de parts de droits de vote : aucune
| Nombre d’actions | Nombre d’actionnaires |
| 1 | 862 |
| 2 à 5 | 1454 |
| 6 à 10 | 3194 |
| 11 à 20 | 2042 |
| 21 à 50 | 1445 |
| 51 à 100 | 383 |
| 101 à 999 | 142 |
| 1000 de 1000 | 3 |
| Total | 9525 |
7.12 Indication des créances et engagements envers les parties liées
| Créances | Engagements | |||
| 31.12.2025 | 31.12.2024 | 31.12.2025 | 31.12.2024 | |
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | |
| Affaires d’organes | 8’062 | 38’413 | 1’044 | 2’179 |
Les affaires d’organes englobent, d’une part, les crédits et, d’autre part, les avoirs déposés par des organisations et des entreprises dans lesquelles des membres des organes de la BAS siègent à la direction ou détiennent des participations financières significatives.
Crédits aux organes
| Crédits aux organes Preneuse/Preneur de crédit | But du crédit | Créances | Nom, organe |
| en kCHF | |||
| Andrey Gerhard | Financement d’habitat privé pour le CA | 250 | Andrey Gerhard, conseil d’administration |
| Bardet Nicole | Financement d’habitat privé pour le personnel | 750 | Bardet Nicole, direction générale |
| Schützen Rheinfelden Immobilien AG | Clinique pour affections psychosomatiques, hôtel/restaurant | 5’953 | Wuhrmann Albert, conseil d’administration |
| Dür Braida | Financement de bâtiments agricoles | 675 | Dür Braida, conseil d’administration |
| Clapasson Valérie Anouk | Financement d’habitat privé pour le CA | 432 | Clapasson Valérie Anouk, conseil d’administration |
| Total | 8’060 | ||
Commentaires relatifs aux conditions :
Le personnel de la Banque Alternative Suisse SA est au bénéfice de conditions préférentielles usuelles sur le marché en ce qui concerne les affaires actives et passives ainsi que pour les prestations de services. Les membres du conseil d’administration n’ont pas droit aux conditions préférentielles.
7.13 Indications relatives aux propres parts du capital et à la composition du capital propre
Indications relatives aux propres parts du capital
| Description | Valor | |
| Action nominative de la Banque Alternative Suisse SA, catégorie B, valeur nominale CHF 1’000 | 141724 | |
| Action nominative de la Banque Alternative Suisse SA, catégorie A, valeur nominale CHF 100 | 141725 |
| Prix moyen de la transaction | ||
| Nombre | en kCHF | |
| Inventaire en début de période | 0 | 0 |
| Achats | 0 | 0 |
| Ventes | 0 | 0 |
| Inventaire en fin de période | 0 | 0 |
7.14 Présentation de la structure des échéances des instruments financiers
| À vue | Dénonçable | Échéance résiduelle jusqu’à 3 mois | Échéance résiduelle de 3 à 12 mois | Échéance résiduelle de 12 mois à 5 ans | Échéance résiduelle de plus de 5 ans | Immobilisé | Total | |
| en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | en kCHF | |
| Actifs/Instruments financiers | ||||||||
| Liquidités | 487’322 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 487’322 |
| Créances sur les banques | 22’171 | 0 | 1’500 | 2’500 | 8’000 | 0 | 0 | 34’171 |
| Créances sur la clientèle | 2’449 | 107’777 | 6’585 | 19’921 | 144’369 | 157’129 | 0 | 438’230 |
| Créances hypothécaires | 62 | 44’513 | 99’010 | 143’964 | 863’100 | 562’335 | 0 | 1’712’984 |
| Opérations de négoce | ||||||||
| Valeurs de remplacement positives d’instruments financiers dérivés | 1’143 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1’143 |
| Immobilisations financières | 13’010 | 0 | 1’099 | 25’539 | 92’937 | 14’007 | 0 | 146’591 |
| Total 31.12.2025 | 526’158 | 152’291 | 108’194 | 191’924 | 1’108’405 | 733’470 | 0 | 2’820’441 |
| Total 31.12.2024 | 367’713 | 171’269 | 90’537 | 228’111 | 964’270 | 750’938 | 0 | 2’572’838 |
| Fonds étrangers/Instruments financiers | ||||||||
| Engagements envers les banques | 95 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 95 |
| Engagements résultant des dépôts de la clientèle | 873’052 | 1’291’398 | 19’196 | 31’817 | 0 | 0 | 0 | 2’215’463 |
| Valeurs de remplacement négatives d’instruments financiers dérivés | 6’504 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 6’504 |
| Obligations de caisse | 0 | 0 | 18’865 | 37’846 | 221’972 | 41’298 | 0 | 319’981 |
| Total 31.12.2025 | 879’651 | 1’291’398 | 38’061 | 69’663 | 221’972 | 41’298 | 0 | 2’542’043 |
| Total 31.12.2024 | 358’478 | 1’638’746 | 10’412 | 36’799 | 200’852 | 51’572 | 0 | 2’296’859 |
VIII Informations relatives aux opérations hors bilan
8.1 Répartition des créances et engagements conditionnels
| 31.12.2025 | 31.12.2024 | |
| en kCHF | en kCHF | |
| Autres engagements conditionnels | 1’491 | 2’107 |
| Total des engagements conditionnels | 1’491 | 2’107 |
8.2 Répartition des opérations fiduciaires
| Monnaies converties en CHF | kCHF | kEUR | DIV | Total en kCHF |
| Crédits fiduciaires | ||||
| 31.12.2025 | 900 | 0 | 238 | 1’138 |
| 31.12.2024 | 1’700 | 0 | 272 | 1’972 |
IX Informationens relatives au compte de résultat
9.1 Indication d’un produit de refinancement significatif dans la rubrique produits des intérêts et des escomptes ainsi que des intérêts négatifs significatifs
La BAS n’a pas de positions à déclarer pour l’exercice sous revue.
9.2 Répartition des charges de personnel
| 31.12.2025 | 31.12.2024 | |
| en kCHF | en kCHF | |
| Appointements (jetons de présence et indemnités fixes aux organes de la banque, appointements et les allocations supplémentaires) | 17’721 | 14’894 |
| dont conseil d’administration | 458 | 329 |
| dont direction générale | 1’025 | 857 |
| Cotisations aux institutions de prévoyance du personnel | 2’055 | 1’517 |
| Prestations sociales | 1’807 | 1’527 |
| Autres charges de personnel | 1’609 | 1’597 |
| Total charges de personnel | 23’192 | 19’535 |
9.3 Répartition des autres charges d’exploitation
| 31.12.2025 | 31.12.2024 | |
| en kCHF | en kCHF | |
| Coûts des locaux | 660 | 619 |
| Charges de bureaux | 1’659 | 1’274 |
| Charges relatives à la technologie de l’information et de la communication | 5’850 | 4’850 |
| Charges relatives aux véhicules, aux machines, au mobilier et aux autres installations | 83 | 76 |
| Services divers | 670 | 714 |
| Charges de communication | 1’318 | 1’152 |
| Frais juridiques et de poursuites | 1’957 | 602 |
| Honoraires de/des société(s) d’audit (art. 961a ch. 2 CO) | 278 | 299 |
| dont pour prestations d’audit financier et prudentiel | 278 | 299 |
| dont pour d’autres prestations de service | 0 | 0 |
| Autres charges d’exploitation | 320 | 288 |
| Total charges d’exploitation | 12’795 | 9’875 |
9.4 Commentaires des pertes significatives, des produits et charges extraordinaires ainsi que des dissolutions significatives de réserves latentes, de réserves pour risques bancaires généraux et de corrections de valeur et provisions
Au cours de l'exercice, 12,2 millions de francs suisses d'autres provisions ont été dissous.
9.5 Présentation des impôts courants et latents, avec indication du taux d’imposition
| 31.12.25 | 31.12.24 | |
| en kCHF | en kCHF | |
| Charges relatives aux impôts courants | 936 | 741 |
| Total impôts | 936 | 741 |
| Taux d’imposition moyen sur la base du résultat opérationnel* | -14% | 30% |
* Calcul selon Circulaire 2020/1 Comptabilité – banques
Comptes annuels pour l’exercice comptable arrêté au 31 décembre 2025
Opinion d’audit
Nous avons effectué l’audit des comptes annuels de Banque Alternative Suisse SA (« la société »), comprenant le bilan au 31 décembre 2025, le compte de résultat et l’état des capitaux propres pour l’exercice clos à cette date, ainsi que l’annexe, y compris un résumé des principales méthodes comptables.
Selon notre appréciation, les comptes annuels (voir Comptes annuels) sont conformes à la loi suisse et aux statuts.
Fondement de l’opinion d’audit
Nous avons effectué notre audit conformément à la loi suisse et aux Normes suisses d’audit des états financiers (NA-CH). Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces dispositions et de ces normes sont plus amplement décrites dans la section « Responsabilités de l’organe de révision relatives à l’audit des comptes annuels » de notre rapport. Nous sommes indépendants de la société, conformément aux dispositions légales suisses et aux exigences de la profession qui s'appliquent aux audits des états financiers des sociétés d'intérêt public. Nous avons aussi satisfait aux autres obligations éthiques professionnelles qui nous incombent dans le respect de ces exigences.
Nous estimons que les éléments probants recueillis sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion d’audit.
Autres informations
La responsabilité des autres informations incombe au Conseil d’administration. Les autres informations comprennent les informations présentées dans le rapport de gestion, à l’exception des comptes annuels et de notre rapport correspondant.
Notre opinion d’audit sur les comptes annuels ne s’étend pas aux autres informations et nous n’exprimons aucune forme d’assurance que ce soit sur ces informations.
Dans le cadre de notre audit des comptes annuels, notre responsabilité consiste à lire les autres informations et, ce faisant, à apprécier si elles présentent des incohérences significatives par rapport aux comptes annuels ou aux connaissances que nous avons acquises au cours de notre audit ou si elles semblent, par ailleurs, comporter des anomalies significatives.
Si, sur la base des travaux que nous avons effectués, nous arrivons à la conclusion que les autres informations présentent une anomalie significative, nous sommes tenus de le déclarer. Nous n’avons aucune remarque à formuler à cet égard.
Responsabilités du Conseil d’administration relatives aux comptes annuels
Le Conseil d’administration est responsable de l’établissement des comptes annuels conformément aux dispositions légales et aux statuts. Il est en outre responsable des contrôles internes qu’il juge nécessaires pour permettre l’établissement de comptes annuels ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.
Lors de l’établissement des comptes annuels, le Conseil d’administration est responsable d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Il a en outre la responsabilité de présenter, le cas échéant, les éléments en rapport avec la capacité de la société à poursuivre ses activités et d’établir les comptes annuels sur la base de la continuité de l’exploitation, sauf si le Conseil d’administration a l’intention de liquider la société ou de cesser l’activité, ou s’il n’existe aucune autre solution alternative réaliste.
Responsabilités de l’organe de révision relatives à l’audit des comptes annuels
Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs, et de délivrer un rapport contenant notre opinion d’audit. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, mais ne garantit toutefois pas qu’un audit réalisé conformément à la loi suisse et aux NA-CH permettra de toujours détecter toute anomalie significative qui pourrait exister. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et elles sont considérées comme significatives lorsqu’il est raisonnable de s’attendre à ce que, prises individuellement ou collectivement, elles puissent influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes annuels prennent en se fondant sur ceux-ci.
Dans le cadre d'un audit réalisé conformément à la loi suisse et aux NA-CH, nous exerçons notre jugement professionnel tout au long de l'audit et faisons preuve d'esprit critique. En outre :
Nous communiquons au conseil d'administration ou à sa commission compétente, notamment l'étendue des travaux d'audit et le calendrier de réalisation prévus ainsi que nos constatations d'audit importantes, y compris toute déficience majeure du contrôle interne relevée au cours de notre audit.
Rapport sur d’autres obligations légales et réglementaires
Conformément à l’art. 728a, al. 1, ch. 3, CO et à la NAS-CH 890, nous attestons qu’il existe un système de contrôle interne relatif à l’établissement des comptes annuels, défini selon les prescriptions du Conseil d’administration.
Sur la base de notre audit réalisé en vertu de l’art. 728a, al. 1, ch. 2, CO, nous confirmons que la proposition du Conseil d’administration est conforme à la loi suisse et aux statuts et nous recommandons d’approuver les comptes annuels qui vous sont soumis.
Zurich, 1er avril 2026
Grant Thornton AG
Markus Eugster
Expert-réviseur (Réviseur responsable)
Christian Bögli
Expert-réviseur
En 2025, l’organe de contrôle d’éthique de la BAS a, en accord avec le conseil d’administration, axé son contrôle sur les questions liées à la participation. Il s’agit là d’un principe déterminant qui caractérise la BAS. À la lumière du débat scientifique international, cette participation est une caractéristique de l’ensemble des banques éthiques. Cette importance est soulignée dans la charte de la BAS : « Nous accordons une grande importance à la participation active de tous les collaborateurs. »[1] Il est également stipulé que les collaboratrices et collaborateurs sont associés aux décisions de l’entreprise et que leurs droits de participation sont inscrits dans la « Constitution de la BAS relative à la collaboration »[2]. La participation joue donc incontestablement un rôle important pour la banque. À ce titre, la transformation vers un modèle organisationnel d'inspiration sociocratique a notamment pour objectif de renforcer la participation au sein de l’organisation.
Comme à son habitude, l’organe de contrôle d’éthique a analysé les documents internes pertinents, évalué la littérature scientifique et mené une série d’entretiens approfondis avec des collaboratrices et collaborateurs, ainsi que des responsables à tous les niveaux de la banque. Ces analyses ont permis d’identifier les questions éthiques centrales pour la BAS autour du thème de la participation. Dans ce contexte, l’examen éthique 2025 se concentre d’une part sur la question de savoir ce que signifie la participation et comment elle est comprise aujourd’hui au sein de la BAS. D’autre part, il aborde la question de savoir pourquoi la compréhension de la participation est importante d’un point de vue éthique pour une banque comme la BAS. Concrètement, l’accent est mis sur la pertinence de la participation dans les équipes de la banque et la culture du leadership.
L’organe de contrôle d’éthique souligne avec force l’importance de la participation pour la BAS. La participation doit être considérée comme l’une des caractéristiques essentielles d’une banque éthique. C’est donc dans ce domaine et dans l’exigence de transformation qui y est associée que réside l’élément décisif qui distingue une banque éthique des autres banques. L’un des défis pour la BAS est de veiller à ce que la conscience de la valeur intrinsèque de la participation soit préservée au-delà des changements générationnels au sein des équipes de la banque.
Il convient de distinguer deux points de vue qui sont parfois contradictoires au sein de la banque : la participation peut être considérée comme ayant une valeur intrinsèque (c’est-à-dire comme l’expression du respect de l’autonomie des employé-es), mais aussi comme ayant une valeur fonctionnelle (comme un moyen d’atteindre un objectif, par exemple une meilleure prise de responsabilité de la part des employé-es). En ce qui concerne la perception de la participation par les collaboratrices et collaborateurs, il convient d’accorder une attention particulière à la juste et précise attribution des responsabilités. En effet, l’opinion selon laquelle les processus et les responsabilités se sont en partie compliqués en raison d’une participation accrue dans le cadre de la transition vers la sociocratie semble largement répandue. Il n’est ainsi pas rare d’observer une impression de participation plus réduite, du moins dans la prise de décision concrète. Un autre défi réside dans le fait que la structure par cercles ne permet pas toujours de garantir que la tâche concrète soit accomplie avec les connaissances et aptitudes nécessaires. Selon l’organe de contrôle d’éthique, cela a une triple implication pour la culture du leadership de la BAS. Pour promouvoir et ancrer durablement la participation, il faut a) une culture de l’exigence qui reflète la prise de responsabilité, b) une culture de l’entraide qui exprime une conception participative de la coopération, et c) une culture de l’honnêteté qui permette aux collaboratrices et collaborateurs de s’auto-évaluer de manière ouverte et transparente.
L’organe de contrôle d’éthique recommande entre autres à la banque de maintenir ses ambitions élevées en matière de conception participative des structures et de continuer à utiliser de manière cohérente le modèle organisationnel d'inspiration sociocratique pour renforcer la participation, tout en clarifiant en permanence les limites de la sociocratie. En effet, selon l’évaluation de l’organe de contrôle d’éthique, l’idéal de participation revêt, d’un point de vue éthique, une importance encore plus grande pour la BAS que le fonctionnement selon les principes sociocratiques. La sociocratie est un moyen de mettre en œuvre la participation.
ethix – Laboratoire d’éthique de l’innovation :
Johan Rochel, Jean-Daniel Strub
Zurich, le 8 décembre 2025
Membres du conseil d’administration (CA)
| Nom/année de naissance/domicile/ nationalité/actions BAS détenues | En fonction dès le | Fonctions au sein du conseil d’administration et de la BAS | Formation et titre | Activité professionnelle principale | Liens d’intérêts | Honoraires perçus |
| Gerhard Andrey 1976 Granges-Paccot/CH 10 actions | 29.04.2017 | Ingénieur du bois ETS ; informaticien EPG | Conseiller national et entrepreneur | Conseiller national Les Vert-e-s FR ; membre du conseil d’administration de Liip et de LerNetz ; membre du conseil de fondation de Seed Capital Fribourg et d’Applico ; président de l’académie suisse des musiques actuelles ; président de la plateforme culturelle fribourgeoise In Situ | CHF 12'702 | |
| Florian Barras 1991 Yverdon-Les-Bains/CH - | 23.05.2025 | Rôle Éthique | Bachelor en sciences naturelles, Université de Lausanne ; master en fondements et pratiques de la durabilité, Université de Lausanne ; doctorat en sciences environnementales, domaine : finance durable, Université de Lausanne | Délégué à la durabilité de la ville de Fribourg | Président du conseil consultatif académique de l’Institut Arketa | CHF 22'994 |
| Attila Baumgartner 1981 Zurich/CH 1 action | 13.05.2023 | Représentant de l’association du personnel de la BAS ; membre (sans droit de vote) du comité d’audit et des risques | Master en économie politique, Université de Berne ; CAS Corporate finance and valuation, Université de Zurich ; CAS Sustainable Finance, Université de Zurich | Business Development BAS | Coprésident d’un groupe de travail des Vert’libéraux, Zurich | CHF 2'500 (honoraires annuels en sus du salaire normal) |
| Christoph Birkholz 1983 Zurich/DE/CH 10 actions | 26.05.2020 | Vice-président depuis le 23 mai 2025 ; membre du comité de nomination ; membre du comité de l’association Fonds d’innovation jusqu’en août 2025 | Doctorat en management, Université de St-Gall (HSG) ; Master in General Management, Université Witten/Herdecke | Entrepreneur | Président du conseil d’administration d’Impact Hub Zurich SA et de Kickstart Innovation SA ; membre du conseil d’administration de Panter SA, de Panter Consulting Company SA et de what’s next ventures SA ; fondé de pouvoir chez Inyova SA ; président de l’association Impact Hub Zurich et de l’association HUB Fellowship ; membre de l’organe stratégique de Faktor D ; membre du comité de l’association IG Selnau | CHF 43'551 |
| Valérie Anouk Clapasson 1979 Zurich/CH 10 actions | 26.05.2020 | Présidente du conseil d’administration dès le 23.5.2025 ; membre du comité ad hoc | CAS en conduite d’ensemble de la banque HSLU ; Executive Master of Business Administration, Université de Zurich ; Master of Arts in Communications, Université de Fribourg | Entrepreneuse | Membre du conseil d’administration d’Edith Maryon SA et d’Equimo SA ; membre du comité de la fondation Solinvest ; directrice de la Fondation pour la construction de logements de Baden | CHF 100'463 |
| Braida Dür 1982 Couvet/CH 12 actions | 29.04.2017 | Membre du comité d’audit et des risques | Agricultrice EFZ ; Agronome FH ; MSc Sustainable Agricultural and Forestry Production Systems | Responsable de l’exploitation agricole Sur le Crêt | Membre de la commission du Savoir de Bio Suisse | CHF 45'276 |
| Marion Pester 1964 St-Gall/CH/D 10 actions | 17.05.2024 | Présidente du comité d’audit et des risques ; membre du comité ad hoc ; membre du comité de nomination | Dr rer. pol, Université de Cologne ; diplôme de gestion commerciale, Université de Cologne ; formatrice en management Team Rosenkranz | Conseillère d’administration indépendante, spécialiste en développement organisationnel et experte | Membre du conseil d’administration de GAM Investment Management (Switzerland) SA jusqu’au 30.6.2025; membre du comité consultatif d’Attempto Sàrl & Co SC ; corédactrice de la Review of Cooperative Studies | CHF 102'058 |
| Christian Regnicoli 1974 Zurich/CH 2 actions | 17.05.2024 | Membre du conseil de la Fondation de prévoyance BAS depuis le 3.6.2025 | Oxford Bank Governance Programme; Executive MBA Université d’Oxford ; Chartered Alternative Investment Analyst (CAIA); économiste d’entreprise HES | Directeur responsable de la clientèle chez Partnership Enabling Qapital SA | CHF 28'638 | |
| Albi Wuhrmann 1961 Rheinfelden/CH 50 actions | 08.05.2010 | Président de l’association Fonds d’innovation jusqu’en août 2025 ; membre du comité d’audit et des risques depuis le 27.5.2025 | Employé de commerce ; MBA partiel Corporate Finance à la IBS International Banking School de New York | Membre des conseils d’administration et mandat de conseil de sociétés appartenant à Schützen Rheinfelden SA, Rheinfelden, clinique privée de psychosomatique, de psychiatrie et de psychothérapie | Président du conseil de fondation de la Stiftung für psychosomatische, ganzheitliche Medizin, Rheinfelden (jusqu’au 30.6.2025) ; membre du conseil d’administration de Schützen Rheinfelden Holding SA, de Schützen Rheinfelden SA, de Schützen Rheinfelden Immobilien SA, de Rhein-Parking SA, Rheinfelden; président du conseil d’administration de Wuhrmann Immobilien SA, Rheinfelden ; président de l’association Jakob Strasser, artiste peintre, Rheinfelden ; président de l’association Puck, Rheinfelden ; président du Rotary Club Rheinfelden-Fricktal ; président de NVR Natur- und Vogelschutz, Rheinfelden ; Membre du comité de Mare nostrum – End plastic soup, à Arlesheim | CHF 41'254 |
| Anita Wymann 1966 Zurich/CH 27 actions | 07.05.2004 jusqu'au 23.05.2025 | Présidente du conseil d’administration jusqu’au 23.5.2025 ; membre du comité de nomination jusqu’au 23.5.2025 ; membre du comité ad hoc jusqu’au 23.5.2025 | lic. iur. ; CAS en gestion d’entreprise Université de Zurich ; employée de commerce (banque) | Associée et directrice Wymann & Friedrich Sàrl, Weiningen ZH | Présidente de WOGENO Zurich ; membre du conseil d’administration de Glattwerke Dübendorf ; professeure de droit ainsi que de banque et finance, e. a. à la haute école Kalaidos, au CYP et à l’école de commerce KV Zurich | CHF 50'172 |
| Anna Zuber 1984 Ostermundigen/CH 5 actions | 20.05.2022 jusqu'au 23.05.2025 | Titulaire du rôle Éthique ; membre du comité de l’association Fonds d’innovation jusqu’au 23.5.2025 | Docteure en éthique économique, Université de Zurich ; Master Political and Economic Philosophy, Université de Berne | Responsable du bureau de la Commission nationale d’éthique dans le domaine de la médecine humaine (CNE) | Membre du CO de Queersicht | CHF 8'632 |
L'ensemble des membres du conseil d’administration, à l’exception d’Attila Baumgartner qui y représente l’association du personnel, remplissent les conditions d’indépendance prévues par la circulaire 2017/1 Gouvernance d’entreprise – Banques de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA).
Membres de la direction générale
| Nom/année de naissance/domicile/ nationalité/actions BAS détenues | En fonction dès le | Fonctions au sein de la direction générale et de la BAS au 31.12.2025 | Formation et titre | Liens d’intérêts | Taux d'activité / rémunération brute totale |
| Nicole Bardet 1980 Romont/CH 20 actions | 01.06.2020 | Clientèle ; BAS 3.0 ; BAS+ (ad interim) | BA of Science in Management HEC ; CAS HES-SO développer des organisations agiles ; CAS HES-SO en grands défis et leadership ; CAS HES-SO en communication et coaching | Membre du conseil général de Romont (Vert-e-s) | 100 % CHF 241'247 |
| Etienne Bonvin 1965 Brissago/CH 20 actions | 21.08.2001 jusqu'au 31.08.2025 | BAS+ jusqu’au 31.8.2025 ; Juridique, risques et finances jusqu’au 31.8.2025 ; président du conseil de fondation BAS 2 jusqu’au 3.6.2025 ; président du conseil de fondation BAS 3 jusqu’au 3.6.2025 | Agent fiduciaire avec brevet fédéral | — | 100 % CHF 145'695 |
| Daniel Hofer 1982 Wabern CH - | 01.11.2025 | Services | Master en relations internationales, Université de Genève ; MBA et EMBA des universités de Rochester (États-Unis) et de Berne | Membre des Vert-e-s suisses ; professeur en Leadership (TFBO) ; propriétaire de Stiva Management Sàrl ; membre du conseil d’administration de LABB (jusqu’en octobre 2026), de STI SA et de TUG SA | 100 % CHF 31'666 |
| Tanja Reuter 1974 Flaach/CH 20 actions | 01.10.2019 | Clientèle Financements | Économiste d’entreprise ; planificatrice financière et titulaire Executive Master of Finance | — | 100 % CHF 227'032 |
| Michaela Suter 1977 Aarau CH - | 01.11.2025 | Clientèle Placements | Master of Advanced Studies en enseignement secondaire et supérieur MAS-SHE, Université de Zurich ; analyste financière agréé (CFA), CFA Institute ; master en économie et finance, lic. oec. HSG, Université de Saint-Gall | 100 % CHF 33'333 | |
| Rico Travella 1966 Binningen/CH 20 actions | du 01.07.2022 au 31.08.2025 | Services ; membre du comité ad hoc | Dr. oec. HSG | Président de pro-KMU.net ; membre du comité de Greenbuzz Zurich | 100 % CHF 163'394 |
| Julia Trzicky 1977 Le Landeron A 3 actions | 03.09.2025 par intérim 01.10.2025 | Juridique, risques et finances ; membre du comité ad hoc ; présidente du conseil de fondation BAS 2 depuis le 3.6.2025 ; présidente du conseil de fondation BAS 3 depuis le 3.6.2025 | Développement holistique de l’entreprise Executive MBA, Université de Zurich ; brevet d’avocate du canton de Zurich ; licence en droit de l’Université de Fribourg i.Ue. | Membre du comité directeur de l’association FE+MALE Think Tank | 100 % CHF 173'417 |
Organe de contrôle d'éthique
| Nom/année de naissance/domicile/ nationalité/actions BAS détenues | En fonction dès le | Formation et titre | Activité professionnelle principale | Liens d’intérêts | Rémunération perçue |
| Johan Rochel 1983 Zurich/CH — | 12.06.2021 | Dr en droit, Université de Fribourg | Co-fondateur et co-directeur général d’ethix – Laboratoire d’éthique de l’innovation ; chercheur à l’EPFL | Membre du comité de l’association ethix – Laboratoire d’éthique de l’innovation ; vice-président de la Commission fédérale pour les questions de migration | CHF 25'000 chez ethix |
| Jean-Daniel Strub 1975 Zurich/CH — | 12.06.2021 | Dr en théologie, Université de Zurich | Co-fondateur et co-directeur général d’ethix – Laboratoire d’éthique de l’innovation ; responsable spécialisé en éthique et questions existentielles, Institut Neumünster | Membre du comité de l’association ethix – Laboratoire d’éthique de l’innovation ; président de l’association männer.ch ; coprésident du PS du canton de Zurich ; membre du conseil de fondation de la fondation Pakka ; membre du comité de l’association Einfach Zurich ; membre du comité de l’association Züri City Card ; membre de la commission d’éthique exit Suisse alémanique ; membre de la Commission fédérale pour les questions féminines. |
«Rapports et comptes» en PDF
La publication « Rapports et comptes » est également téléchargeable au format PDF. Son contenu correspond à la version publiée en ligne et comprend le rapport de situation, les comptes annuels, le rapport de l'organe de révision, le rapport de l’organe de contrôle d'éthique ainsi que d’autres informations obligatoires – présentés de manière claire dans un seul document.
Rapport de gestion 2025
Le rapport de gestion offre une vue d’ensemble claire et accessible de l’exercice écoulé. Il comprend un avant-propos, les points forts de l'exercice, un entretien consacré à l’avenir de la Banque Alternative Suisse ainsi que les chiffres clés, et montre ce que la banque a réalisé et initié avec sa clientèle et son actionnariat.
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